Le blessé royal (Solo)

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Le blessé royal (Solo)

Message  Maeva le Ven 3 Nov - 14:22

La tempête faisait gronder le sol, la pluie fouettait sa peau, et les arbres se déchaînaient autour d'elle. On aurait que les Dieux livraient batailles, et chaque pas lui était pénible, mais elle avançait, malgré le froid, malgré le vent...Maeva cachait son visage de son bras, et elle tenait de l'autre sa trousse de cuir. Un guerrier était venu l'avertir que son maître était blessé et avait besoin d'urgence de soins, au risque de mourir de ses blessures. Malgré la distance à parcourir, la jeune femme avait accepté sans la moindre hésitation, consciente qu'elle était la seule guérisseuse dans les environs.
 
Montant derrière le cavalier et ils avaient parcouru plusieurs milles avant de croiser une patrouille romaine, qui à leur grand effarement, les avait aperçu. Aussitôt, le guerrier avait entouré sa taille pour la mettre en face de lui, sa longue barbe noire perlait d'eau et son regard bleu, aussi foncé que la mer celtique, luisait de peur.

 
-Si j'en crève, continue toujours vers l'est, tu trouveras une hutte abandonnée. Il s'y trouve...

Frigorifiée, Maeva acquiesça en silence, morte de d'effroi, mais elle ne laissa rien paraître. Le cheval fonça au grand galop, les romains les poursuivirent sans relâche, des flèches furent tirés.  Soudain, le celte noir poussa un râle et avec terreur, Maeva vit une flèche transpercée sa gorge bord en bord. Aussitôt, guider par un instant de survit infaillible, la jeune belge prit les reines et se penchant, elle garda l'agonissant contre elle pour se protéger des flèches, tout en se dirigeant dans les profondeurs dans la forêt.

Suffisamment loin des poursuivants, Maeva débarqua de la selle et elle laissa le cheval s'enfuir avec le mort. Prompte, les membres gelés et le souffle court, elle se cacha dans la broussaille, les romains passèrent devant elle sans la voir, suivant le cavalier qui était déjà loin.  Suivant de son regard vert ses hommes en armures et aux casques en crête rouge, la celte attendit quinze longues minutes avant de se permettre de sortir de sa cachette. La tempête faisait toujours rage autour d'elle, mais un homme avait perdu la vie pour son maître. Elle devait lui faire honneur...Déterminée, elle releva sa jupe et se dirigea vers l'Est, vers la hutte abandonnée. 


Dernière édition par Maeva le Ven 4 Mai - 23:58, édité 5 fois
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Re: Le blessé royal (Solo)

Message  Maeva le Lun 13 Nov - 21:54

Enfin, elle voyait la hutte au-delà du blizzard d'eau...combien de temps avait-t-elle marché? En fait, Maeva l'ignorait, mais cela n'avait aucune importance. En cet instant, seul comptait de retrouver ce blessé. Pour qu'un homme se soit sacrifié pour lui c'est qu'il devait être important, mais Maeva n'accorderait de la valeur qu'à la force du cœur, et non point au titre.

Les vêtements et les cheveux détrempés, la jeune femme réussit enfin à atteindre la porte, la forêt était silencieuse et elle fut soulagée d'entendre rien d'autre que le chant du rossignol et le bruissement de ruisseau. Les romains ne l'avaient pas suivi, ils étaient à présent très loin et elle, hors d'atteinte. Lentement, elle ouvrit la porte et entra. Un homme de grande stature était allongé sur le lit, et bien que musclé tel un Dieu, son ventre était pansé et beaucoup de sang y coulait. Ouvrant les yeux, il eut aussitôt le réflexe de poser sa main sur son arme à ses côtés. Voyant son geste, la jeune armoricaine ferma la porte et d'une voix douce, elle murmura pour le rassurer:

-Ne craint rien, je viens pour te soigner.
Il y eu silence et enfin, l'homme murmura d'une voix faible:

- Approche femme...je te vois mal...

Sans obstiner, Maeva s'approcha de l'étranger et malgré ses membres frigorifiés, elle entreprit d'ouvrir sa trousse en cuir pour y sortir ses outils chirurgicales qui se limitaient à du fil, des pommades, des aiguilles propres et des bandes de tissus rêches.  Ceci fait,  elle croisa le regard céruléen. L'homme était très beau et très viril, ses joues rougirent malgré elle. Par sa blondeur, Maeva était convaincue qu'il s'agissait d'un gaulois.

-Quel est ton nom, toute belle?
-Maeva...et toi?
-Ambiorix...
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Re: Le blessé royal (Solo)

Message  Maeva le Dim 17 Déc - 19:00

Quand elle entendit ce prénom, son cœur manqua un battement. Son regard émeraude s'écarquilla de surprise et ses mains se serrèrent légèrement sur la table.
 

-Ambiorix? Le...le roi Ambiorix? bafouilla-t-elle d'une voix une peu faible tout en fixant l'inconnu, qui même blessé, possédait une prestance royale. En guise de réponse,  l'homme acquiesça d'un sourire.
 

-Votre Majesté! répondit aussitôt la guérisseuse en se mettant à genoux. Jamais de sa vie elle n’aurait cru possible de se retrouver en présence d'un roi, surtout d'un tel roi. Sa légende guerrière s'étendait au-delà des frontières, il avait vaincu à maintes reprises les Romains. Ambiorix était l'un des dirigeants les plus redoutés et les plus admirés et elle, Maeva, se trouvait en face d'un tel homme. Une grande main vint lui saisir doucement le menton, elle releva la tête pour croiser son regard bleu, saisissant.
 

-Pour aujourd'hui, jusqu'à mon entière guérison, je serais qu'Ambiorix. Tu devras rester ici, et me soigner. Sortir serait trop dangereux, les Romains rôdent et il ne faut surtout pas qu'ils apprennent où je me suis caché.
-Je ferais selon votre volonté, Ma...Ambiorix. Répondit Maeva d'un air digne qui la rendit encore plus belle. Le sourire du roi s'élargit, une lueur de désir brilla au fond de son regard clair, ce qui n'échappa pas à la guérisseuse, dont les joues s'empourprèrent. Qu'est-ce qu'il lui ferait une fois guéri? Elle ressentit alors un frisson très agréable lui parcourir l'échine.
 

-Soigne-moi, Maeva...je souffre le martyre...souffla la voix grave qui la ramena à la réalité. Le regard vert le dévisagea soudain avec inquiétude et la main douce se posa sur le front large, perlant de sueur.
-Que s'est-il passé? Demanda la belle en posant ses yeux sur son flanc, pansé maladroitement.
 

Le roi soupira de douleur et il expliqua brièvement:
 

-Des Romains nous ont pris en chasse et nous nous sommes battus, mais ils étaient supérieurs en nombre. L'un d'eux m'a fendu de son épée, mais la blessure est peu profonde, bien que j'ai perdu beaucoup de sang...mes hommes m'ont apporté ici et ils sont allés faire diversion pour me protéger. Aucun n'est revenu...
 

Cette explication lui rappela le guerrier courageux qui était venu la chercher et qui était mort pour la protéger, elle et son maitre. La jeune femme eut un regard triste et elle murmura:
 

-Je suis désolée. Je tâcherais qu'ils ne soient pas morts en vain.
-Merci...je t'en serais redevable.
 
Sur ce dire, elle prépara le nécessaire pour soigner le blessé, qui ne la quitta pas du regard. Non seulement elle était belle, mais elle était courageuse, le genre de femme qui intéressait le roi au plus haut point.
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Re: Le blessé royal (Solo)

Message  Maeva le Jeu 28 Déc - 22:29

Lentement, elle recousu la plaie, tandis que le roi serra fortement entre ses dents un morceau de cuir. La sueur perlait sur son front, il grogna de douleur, ses mains serrèrent fortement le drap. La guérisseuse resta malgré tout concentrer, rapprochant minutieusement les lèvres de chaire, refermant la balafre avec minutie.

-Il en reste peu.souffla-t-elle en jetant un coup d'oeil au blessé qui hocha sèchement la tête, mordant plus fortement le cuir. Sa respiration était haletant, son visage exsangue, le regard fiévreux. Enfin, Maeva  fit le dernier point de suture. D'un profond soupire, elle vint s'essuyer le front du revers de son bras en affirmant soulager:

-C'est terminé...elle releva les yeux vers Ambiorix qui s'était évanouie. La jeune femme vint caresser sa joue humide et rapeuse de barbe, puis elle reprit le morceau de cuir qui se trouvait toujours dans la bouche du roi. En cet instant, il ressemblait plus à un petit garçon vulnérable qu'à un grand guerrier légendaire. Le cœur de la jeune femme en fut émue, elle sourit doucement, tout en venant mettre de la pommade de consoude sur la blessure refermée finement. Avec des soins, cette longue balafre allait guérir bien et rapidement.  Satisfaite, mais épuisée, la jeune femme pansa la plaie, puis elle alla désinfecter son aiguille pour enfin la ranger dans sa trousse médicale. Il ne restait plus qu'à préparer une décoction  d'orties.

Soupirant profondément, Maeva alla s'asseoir proche du feu, veillant à brasser de temps à autre l'herbe séchée. La jeune femme se prit alors à fixer le fond de la marmite qui se mit à vaguer doucement. Fronçant les sourcils, la prêtresse se pencha et aperçu des silhouettes dans l'eau bouillante...deux silhouettes enlacées. Coite, Maeva fixait cette étrange prémonition, des ombres de l'avenir qui n'existaient pas encore...elle eut du mal à voir qui ils étaient, mais les amants semblaient s'aimer avec une passion qui fit rougir ses joues pâles.  Soudain, un coup de vent fit ouvrir les volets de la fenêtre, Maeva sursauta de peur, faisant décrocher son regard émeraude de cette vision sensuelle.

Le cœur battant, elle se leva promptement pour fermer la fenêtre, puis elle revint près du feu. Mis à part les bulles remontant à la surface, l'eau était redevenue normale.Avait-elle rêvé? Non...les Dieux lui avaient montrer l'avenir, mais était-ce le sien? Rien n'était certain...la jeune femme soupira et sans plus attendre, elle versa la décoction dans un gobelet en bois et le déposa sur une petite table proche du malade. C'était encore trop chaud, mais tout à l'heure, il allait devoir en boire quelques gorgées. La guérisseuse se permit de s'asseoir un instant et après avoir recouvert le corps massif d'une couverture en laine, Maeva s'endossa contre sa chaise. Progressivement, le sommeil la gagna à son tour et oubliant la tisane, elle s'endormit profondément...
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Re: Le blessé royal (Solo)

Message  Maeva le Lun 22 Jan - 13:18

Un bruit la fit se réveiller en sursaut. Maeva ouvrit les yeux et un peu endormi, son regard balaya la chambre à la recherche de ce qui l'avait dérangé. Or, un homme se tenait debout à la fenêtre, la charpente à peine ouverte, et il observait attentivement l'extérieur. La guérisseuse faillit prendre peur quand soudain elle se souvint du blessé qu'elle avait soigné la veille. Oubliant son identité, c'est-à-dire qu'il était roi, elle se leva d'un bond en s'exclamant:

-Que faites-vous debout? Par Diancecht, retournez au lit! Vous êtes encore...
-Chut! Interrompit le gaulois en tournant son regard d'azur vers elle. Une lueur d'inquiétude brillait au fond de cette toile captivante et ainsi réveillé il était encore plus beau que la veille, même si son teint était encore pâle. Les rayons du soleil  du matin vinrent rehausser la blondeur de sa chevelure détachée, cela donnait envie de la caresser, mais bien sûr, Maeva était trop chaste pour cela. D'ailleurs, qui était-elle pour rechercher l'affection d'un roi?

Sur cette pensée, elle sentit ses joues rougirent, mais la druidesse réussit à garder une certaine contenance tandis qu'Ambiorix lui fit signe d'approcher en silence. Fronçant les sourcils, la Belge s'avança à son tour vers la fenêtre, le bras de l'homme vint alors entourer sa taille. Cela  provoqua un mouvement de recul de la part de Maeva, mais indifférent, le roi la garda contre lui en chuchotant fermement:

-Ce n'est pas moi que tu dois craindre, mais eux. Regarde dans les sous-bois.

D'un air interrogatif, la jeune femme riva son attention vers la mince embrasure et à son grand effroi, elle aperçut une patrouille romaine qui approchait de la cabane. Ils étaient à plusieurs mètres, mais Maeva pouvait apercevoir leurs armures scintillantes et leurs casques de crête rouge. Son cœur manqua un battement et pâle, elle tourna un regard terrifié vers le gaulois qui la dévisageait.

-Qu'allons-nous faire? demanda-t-elle d'une voix apeurée. Comme pour la rassurer, Ambiorix caressa tendrement sa joue et d'un sourire confiant, il répondit brièvement:

-S'enfuir. Seul et blessé, je ne peux pas les combattre.

Sans plus d'hésitation, Maeva acquiesça et s'éloigna du guerrier pour prendre sa trousse de soins et pour mettre rapidement sa cape sur ses épaules. Elle se rendit alors compte que le roi n'avait pas mis l'ombre d'une chemise. Elle eut à son égard un regard chargé de reproche, mais ce n'était pas le moment de le réprimander.  Déposant sa trousse sur une table, elle se dépêcha pour le vêtir convenablement et sans plus attendre, ils sortirent à l'extérieur, par l'arrière de la cabane. Heureusement, la monture de Maeva s'y trouvait. C'est alors que Maeva se rendit compte qu'elle avait oublié sa trousse à l'intérieur...

-Ma trousse! souffla-t-elle à l'instant où le roi s'apprêta à l'aider pour monter en selle. Il jura dans sa barbe tandis que la brunette partit à courir pour rentrer  à l'intérieur. À peine avait-elle ouvert la porte que celle d'en avant s'ouvrit en même temps et un centurion apparut sur le seuil. Il y un instant de surprise où tous deux s'observèrent, puis le regard du Romain se fit dur. Il s'avança d'un pas, tandis que Maeva recula lentement vers la porte d'où elle provenait, son regard émeraude soutenant celui du légionnaire.

-Où est Ambiorix? Demanda-t-il rauquement en avançant vers elle, son glaive en main. Par réflexe, la Belge  se saisit de sa dague cachée derrière son dos fin, mais elle ne la dégaina pas tout de suite. Maeva savait qu'elle n'avait aucune chance contre lui.

-Je l'ignore...murmura-t-elle le cœur battant, reculant toujours. Le Romain n'était pas dupe, son regard se riva vers la pièce, il remarqua le sang sur le lit et les bandages souillés. Les yeux du Centurion devinrent glaciaux, et sans plus attendre, il parcourut la distance qui les séparait, sa lame se posa sur la gorge de cygne. Un frisson de terreur parcourut le corps de Maeva, elle entendait les voix des Romains à l'extérieur, ce n'était qu'une question de temps avant qu'ils ne entrent. D'une moue menaçante, l'officier avança son visage dur vers elle et il siffla:

-Parle...où est Ambiorix?

Maeva savait de toute façon qu'il allait la tuer même si elle lui disait la vérité. Avec courage, la guérisseuse fit une pression sur la lame en répondant du même ton:

-Même si je le savais, je ne vous le dirais pas.
- Sale petite...
-Lâche-la, Romain. Ordonna une voix grave et menaçante en arrière de Maeva. Le sang de celle-ci fit un tour, le regard du Centurion croisa celui d'Ambiorix qui était revenu sur ses pas, malgré la menace qui régnait. Les deux hommes se confrontèrent du regard, un silence lourd régna dans la pièce, les pas des autres légionnaires se firent entendre dans la neige.

S'ils ne s'enfuyaient pas tout de suite, ils étaient morts. Cette pensée donna le courage nécessaire à la jeune femme pour dégainer son poignard et profitant de l'inattention du Romain, elle le poignarda au ventre. Écarquillant les yeux de surprise, l'homme la lâcha et tomba faiblement à genoux en poussant un râle de douleur. Tremblante, Maeva tourna les talons et elle croisa le regard épaté du roi qui fixa le centurion agonisant. La guérisseuse était pâle, c'était la première fois qu'elle tuait, mais son instinct de survie balaya toute trace de culpabilité.

-Partons! souffla-t-elle en partant à courir et prenant la main du roi, ils sortirent en claquant la porte derrière eux, tandis que les légionnaires entrèrent au même moment, découvrant le corps de leur dirigeant étendu par terre. Encore vivant, il ordonna de son dernier souffle:

-Attrapez-les...ils ne doivent pas...pas...s'échapper...
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Re: Le blessé royal (Solo)

Message  Cleden Le Bras le Mer 31 Jan - 17:58

Ah, la forêt d'Ardenne, une si grande forêt où l'on pourrait se dissimulé pour que jamais personne ne nous y trouve et bien sûr pour facilement s'y perdre, car cette gigantesque forêt qui s'étend depuis les rives du Rhin et qui se termine sur le territoire des Nerviens, puissant peuple belge, possède des richesses que peu de gens connaissent, surtout quand il s'agit d'agriculture et que Cleden maîtrise ce sujet aussi bien que le druide maîtrise la spiritualité et les rites. En effet, à plusieurs milles d'ici se trouve la ferme de la famille Olwen et à son habitude Cleden viens chercher dans cette forêt comme son père avant lui venez le faire, des pousses de plantes et des graines pour faire germer ces petites choses auprès de sa ferme qui manque cruellement d'arbres, après avoir retourné les terres se trouvant étonnamment loin de chez lui; Cleden n'éprouvant pas le besoin d'aller chercher toutes ces choses au marché, ayant un petit panier que sa femme lui à confectionner, toujours avec sa faucille aiguisé, marchant dans ces branchages, près des arbres feuillus, fougères et autres buissons piquants, notre jeune ami armoricain, aperçois après quelques heures de marche, une petite chaumière abandonné au milieu de rien, le bruit des arbres s’entre-feuillant, les oiseaux s'étaient tus, laissant donc place à une forêt silencieuse, seulement les petite lueurs sortant des feuillages des grands chênes et autres pins, laissant une intuition à Cleden, pensant qu'il se passait quelque chose, pas loin.

Ramassant toujours ces petites pousses et autres glands au sol, ainsi que des petites baies fraîchement cueillis sur les buissons auparavant, Cleden commence à rebrousser chemin, regardant son panier remplis de choses intéressantes pour lui et son exploitation, la chaumière abandonnée l'interpelle, seulement en se rapprochant, il remarque qu'elle n'est pas abandonné. Quelques secondes après s'être aperçu de cela, Cleden ira se caché dans un buisson, laissant son courage derrière lui ne sachant pas ce qu'il l'attend dans cette forêt et cette habitation si lugubre à ce moment. Peu après, un homme sortira de cette petite cabane, un grand homme, plutôt costaud, d'une musculature montrant son penchant pour le combat, d'un blond comme les blés, il semblerait que notre celte le reconnait mais n'est pas sûr de son identité. Il a l'air blessé mais aucune trace de souffrance sur son visage, ne laissant rien transparaître, celui-ci regardera au loin, lâchant son regard vers l'horizon, aurait-il vu quelque chose... ?

Cleden n'était pas rassuré et semble être un peu découragé par la situation, ne voulant pas laisser son panier, mais voudrais s'enfuir, il décide de s'approcher de cet homme.. Soudain, l'effroi, une patrouille romaine se dirige vers la chaumière et l'homme semble parler à quelqu'un dans la chaumière. Cleden, ne se décide pas, il semble effrayé, terrifié à l'idée de croiser cette patrouille de guerrier romains équipé d'armures et d'armes de guerre. Voyant les hommes se rapprocher de plus en plus, l'homme blond rentre dans la chaumière précipitamment, pensant sûrement échappé aux hommes rouges, c'est ainsi que Cleden les nomment. Après tout, resté caché ne peut être qu'un avantage pour lui, c'est décidé, Cleden reste caché dans son buisson, se trouvant un peu loin vers quelques arbres formant cette immense forêt. Les Romains s'approchent et ce qui semble être leur chef s'approche, vêtu d'une armure luisante, faites d'écailles, de grandes chaussures de lanières de cuir, s'armant d'un glaive, entre dans la chaumière. Inquiet Cleden, se demande ce qu'il se passe et entre dans un sombre questionnement...

Peu de temps après que le chef soit entré, Cleden aperçois une femme et l'homme blond sortir de l'habitation abandonné, curieusement Cleden se sent obligé de suivre ces deux personnes, sachant que le danger rôde, rien ne sera mieux que de suivre cette femme, semblant être grande et svelte, habillé d'une robe verte, ses cheveux bouclés sont remontés d'un chignon et un teint aussi blanc que la barbe d'un druide ne fumant point. Les suivants de quelques pieds seulement et fatigué de sa marche depuis sa ferme, Cleden décide d'interpellé ces deux personnes, malgré qu'il sache que leurs réactions ne seront pas forcément selon ses attentes.

Il s'approche alors rapidement des deux fuyards puis commence à parler d'une voix rauque et essoufflé se tenant le côté gauche, portant toujours son panier et sa faucille aussi brillante que le soleil d'un été brûlant. 

- Hé oh! Vous deux là! Attendez-moi s'il vous plait! Je suis comme vous! Je cours pour ma vie! Je n'ai pas envie que ces sales Romains nous mettent la main dessus! Continuons vers les territoires au nord, nous devrions être en sécuri...

Cleden s'arrêtera nette, remontant son regard vers le grand homme blond, reconnaissant en effet celui-ci, il se mit à le saluer majestueusement et lâchera un sourire presque nerveux mais aussi sérieux que ces paroles.

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Re: Le blessé royal (Solo)

Message  Maeva le Ven 2 Fév - 18:46

Sur l'effet de l'adrénaline, sa peur se volatilisa en une pressante envie de fuir. Ce n'était qu'une question de temps avant la patrouille romaine retrouve leur Centurion assassiné. En fait, ils avaient à peine quelques minutes pour monter en selle et partirent au grand galop. Tenant toujours la main du roi, Maeva venait d'à peine d'atteindre sa monture quand un inconnu sortit du sous-bois très essoufflé et apeuré. Par réflexe, Ambiorix pointa son épée vers lui, le regard en méfiant et la moue  féroce.

-Hé oh! Vous deux là! Attendez-moi s'il vous plait! Je suis comme vous! Je cours pour ma vie! Je n'ai pas envie que ces sales Romains nous mettent la main dessus! Continuons vers les territoires au nord, nous devrions être en sécuri...

L'inconnu, qui semblait être un fermier, vu la faucille qu'il tenait dans sa main, s'interrompit net et fixa le Roi d'un sourire nerveux. Le guerrier royal comprit que l'étranger l'avait reconnu et bien qu'il s'agissait d'un Celte, l'idée que c'était un espion à la solde des romains lui traversa l'esprit. Son regard s'assombrit, il s'apprêta à refuser catégoriquement,mais une main délicate se posa sur son bras lever et Maeva le devançant en disant doucement:

-Aujourd'hui, j'ai risqué ma vie pour sauver la vôtre. Alors, je vous demande d'accepter qu'il nous accompagne. Il est l'un des nôtres et il est en danger, tout comme nous...

Le roi eut un regard surpris, puis plongeant dans ses yeux émeraudes, qui semblaient tolérés aucun refus concernant sa requête, le visage d'Ambiorix se radoucit. Il eut un très court silence, puis d'un soupir, le gaulois rengainant son arme en répondant morose:

- Ce n'est pas la vie d'un fermier qui va rembourser la dette que j'ai envers toi, mais soit...Ambiorix tourna son regard bleu et perçant vers l'inconnu en ordonnant:
-Prend ce cheval et accompagne-nous. Surtout, ne traine pas.

Sans autre mot, le roi se tourna vers la guérisseuse, la hissa comme une plume sur sa  monture et il monta en arrière de Maeva. D'un coup de talon, ils partirent au grand galop, laissant Cleden en arrière avec le cheval de la Dame blanche qui commençait à hennir d'inquiétude. Les romains venaient de sortir de la cabane abandonnée et c'est in extremis que les trois fugitifs réussirent à s'enfuir sans se faire attraper, s'enfonçant dans la forêt en direction de l'Ourthe.


 Frigorifiée et tremblante, la jeune femme se prit à se blottir contre le torse fort du cavalier blessé, tout en protégeant son visage fin de ses mains des branches qui la fouettaient sans pitié. Leur course hors d'haleine ne s'arrêta seulement quand Ambiorix jugea qu'ils étaient hors de danger, voire une demi-heure après leur fuite. L'adrénaline retombée, le roi ressentait à nouveau la brûlure de sa blessure, mais le contact de la belle lui fit du bien. D'un profond soupir, il resserra ses bras autour de sa taille, tandis qu'il riva ses yeux limpides vers l'autre Celte qui avait réussi suivre son rythme. Soutenant ce regard vert, dénudé de méchanceté, Ambiorix demanda calmement:


-Qui es-tu et pourquoi étais-tu  à proximité de cette cabane?


À en juger à son panier, il devinait que c'était pour faire la cueillette,mais il tenait à en avoir le coeur net. Un seul mensonge et Ambiorix serait implacable. Quant à Maeva, elle ouvrit doucement les yeux pour dévisager l'agriculteur avec attention.

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Re: Le blessé royal (Solo)

Message  Maeva le Mer 7 Mar - 21:59

hrp: N'ayant malheureusement pas de nouvelles de Cleden, je vais continuer ce rp en solo.


L'inconnu n'eut pas le temps de répondre aux questions du roi qu'un pilum passa à quelques centimètres de son visage pour venir se planter dans un tronc d'arbre. Ambiorix leva aussitôt les yeux vers une autre patrouille qui arriva à leur gauche. L'infanterie romaine ne perdait pas de temps! Serrant fortement la bride, l'Éburon ordonna:

-Séparons-nous, nous allons avoir plus de chance de les semer. Bonne chance!

Sans autre mot, il fit tourner leur monture et ils partirent au grand galop vers le nord pour semer les romains qui s'étaient divisés pour les poursuivre. Quant à Maeva, elle s'accrochait de toutes ses forces au vêtement du roi pour ne pas tomber. Son sang fit un tour, elle se sentait glacée par la terreur et la seule chose qu'elle pouvait faire c'était de prier les Dieux pour qu'ils réussissent à s'enfuir. Fermant les yeux, la guérisseuse sentait la chaleur de l'homme contre elle et pendant une fraction de seconde Maeva se sentit en sécurité. Malheureusement,  elle savait qu'il en était rien. Les Romains les poursuivaient toujours...

-Ils se rapprochent...connais-tu un endroit où  nous cacher? Demanda Ambiorix à l'oreille de la druidesse qui ouvrit les yeux.   Le cœur battant, son attention se riva vers l'horizon boisé et enneigé, puis plissant le regard, elle aperçut une crevasse rocheuse entre les arbres.

-Là! Souffla Maeva en pointant du doigt la grotte presque invisible à l'oeil. D'un sourire satisfait, le roi tira brusquement la bride et le cheval n'eut d'autre choix que de s'enfoncer dans la forêt. Il chevauchait tellement vite que la jeune femme avait l'impression qu'ils volaient. La voix de l'ennemi devint plus lointaine, signe qu'ils prenaient de la plus à les suivre. Ambiorix se pencha un peu plus vers l'avant, Maeva se retrouva le torse contre la selle et ils piquèrent en flèche jusqu'à la grotte.


En silence, ils y entrèrent et ils attendirent. Les yeux émeraude de Maeva s'abaissèrent sur le tapis de neige qui révélait leurs traces. Au fond d'elle-même, la jeune femme espéra très fort que les légionnaires passent leur chemin sans remarquer leur cachette. C'est alors qu'elle sentit le bras fort de l'homme derrière elle la serrer contre lui.


Malgré qu'elle gardait le regard rivé vers l'extérieur, Maeva sentit une douce chaleur submerger son bas ventre, quelque chose qu'elle n'avait encore jamais ressentit. Rougissante, elle chassa aussitôt ce plaisir inapproprié, tout en décollant légèrement son dos fin du torse musclé et blessé. La blessure! Retrouvant son sang froid, elle voulut se tourner, mais le roi l'en empêcha, la maintenant contre lui. Des hennissements de chevaux se firent entendre, la patrouille romaine passa dans les sous bois... sans les voir.
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Re: Le blessé royal (Solo)

Message  Maeva le Lun 19 Mar - 22:26

Elle sentit alors un souffle chaud lui frôler la nuque, la jeune femme soupira doucement et elle ferma les yeux, savourant un frisson de plaisir lui parcourir l'échine. De toute sa vie, elle n'avait jamais été aussi proche d'un homme et il était loin d'être quelqu'un d'ordinaire.


 C'était un roi...et en cet instant, il la serrait contre lui. Oubliant une fraction de seconde le danger, elle sentit ses joues rougirent et elle faillit se lover davantage sur ce torse fort et invitant, mais un raclement la retint de justesse. Le bruit de gorge venait du fond de la grotte et à vrai dire, il en avait plusieurs. Se raidissant à nouveau, elle ouvrit les yeux  tandis qu'Ambiorix fit tourné son cheval vers des hommes qui se tenaient cachés, les armes dégainés. Il y eu un silence, puis un éclat de rire.

-Alors, ça! Mon roi, vous avez bien faillis vous faire écorché vif! S'exclama un guerrier qui avança vers eux, la blondeur de ses cheveux étaient presque blanc et sa moustache était bien taillée. Le reconnaissant, Ambiorix se détendit et il sourit à son tour.

 
-J'aurais préférer me faire écorché vif par toi que par les romains. Encore une fois, nous avons réussi à échapper à leur traque.
-Certes, mon roi, mais j'espère que nous allons pouvoir revenir chez nous sans nous faire prendre. Répliqua le gaulois d'un ton sérieux et sombre.
-Chaque chose en son temps, Atertos. Répondit le roi fatigué en débarquant de sa monture. Oubliant sa blessure, il entoura la taille de la jeune femme qui l'accompagnait pour l'aider à descendre.

Il y eu un silence tandis que les regards des hommes se rivèrent vers Maeva qui ne savait comment réagir. Elle détestait être le centre d'attention, surtout en cet instant, où elle était gelée et épuisée. Voyant une lueur lubrique briller soudain dans les yeux de plusieurs de ses hommes, Ambiorix dit d'un ton ferme:

-Cette femme m'a sauvé la vie, alors aucun d'entre vous n'allez la toucher ce soir. La druidesse Maeva est sous notre protection.

Il y a eu un silence surpris, puis les traits voraces devinrent respectueux et courtois. Atertos avança d'un pas et il vint mettre un genou à terre. Soutenant le regard émeraude de Maeva, il dit solennelle:

-Prêtresse, vous avez sauvé la vie de mon roi. Ma vie et celle de mes frères d'arme est vôtre, ainsi que nos armes.

Tous ici présent savaient que les druides avaient un pouvoir bien plus important conféré par les Dieux que la souveraineté. Maeva connaissait la science naturelle et elle avait des visions propres aux ovates. Une magie ancienne appartenant aux éléments coulait dans ses veines; elle ignorait encore toute son étendue. Timide, la guérisseuse eut un doux sourire.
- Merci...je...

Un grand corps l'interrompit en s’affaissant contre elle. C'était Ambiorix qui venait de faiblir due à sa blessure qui avait recommencé à saigner abondamment. Pâle, la jeune femme tenta de le maintenir, mais elle s'écroula au sol avec le roi sur elle. Atertos se précipita pour l'aider, ainsi qu'un autre homme et ils soulevèrent Ambiorix pour l'amener proche d'un feu allumé au plus profond de la grotte. Une main se tendit vers la druidesse, elle la prit sans rechigner et le souffle court, elle ordonna:

- Faites chauffer de l'eau. Votre roi a besoin de soins.

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Re: Le blessé royal (Solo)

Message  Maeva le Mar 20 Mar - 15:10

-Argh...si ce maudit César n'avait pas rappliqué,  nous aurions gagné contre Quintus Cicéron.
-Ouais, ça aurait été toute une victoire! Aussi grandiose qu'à Aduatuca...le regard d'Atertos s'assombrit et son visage se fit très triste. Tant des nôtres sont morts...

Il y eu un silence funeste, les hommes fixèrent les flammes. Un des leurs avait réussi à les retrouver pour leur annoncer que César et ses légionnaires avaient dévasté leur pays et leur peuple avait soit été exterminé, ou mis en esclavage. Une grande défaite qui allait marqué l'histoire des Celtes à jamais. Heureusement, d'autres continuaient à résister et Atertos avait entendu parlé d'un certain Vercingétorix chez les Avernes.
 

Comme Ambiorix, cet Arvene avait réussi à rassembler de nombreuses tribus contre les Romains. Atertos soupira de tristesse et son regard bleu se riva vers son roi qui luttait à présent contre la mort.  Il ne savait pas encore ce qui c'était passé et il allait sûrement être dévasté par cette terrible nouvelle. En plus leur second roi Catuvolcos s'était empoissonné avec du d'If, étant trop vieux pour continuer cette guerre...Hélas, les victoires des Éburons était à présent chose du passé.

-Voilà...il est à présent entre les mains des Dieux. souffla doucement Maeva qui vint nouer le torse d'Ambiorix. Celui-ci grogna de douleur, sa peau transpirait due à la fièvre. Cette poursuite avait empiré son cas et la guérisseuse craignait le pire, mais au moins, elle avait refermé à nouveau la plaie et elle avait ce qu'il faut pour le soigner.  Maintenant, ils pouvaient qu'attendre son rétablissement ou qu'il meurt, elle ne pouvait rien faire de plus, sauf veiller à désinfecter la plaie et à lui faire boire des tisanes.

Se levant, la brunette se releva et elle tourna son attention vers les hommes qui sortirent de leur mutisme pour la contempler. Cela faisait longtemps qu'ils n'avaient vu de femmes et cette guérisseuse était loin d'être laide. Au contraire, elle était magnifique et désirable, ce qui en rendait plusieurs fébrile. Quant à Maeva, elle ne se sentait plus en sécurité auprès d'eux, malgré la promesse d'Artertos. Ambiorix  l'aurait protégé, mais blessé comme il était, rien n'était certain. D'ailleurs, son cœur saignait aussi pour les Éburons, si elle avait vécu dans l'un des Oppidums du pays, elle serait devenue une esclave. Heureusement, son gîte avait été construit au tréfonds de la forêt, peu de gens s'y aventuraient.

-Viens boire avec nous, Maeva. Tu le mérite! Dit alors la voix grave d'Artertos en l'invitant à s'asseoir à ses côtés, une bouteille de cervoise à la main. Ne voulant pas dormir, Maeva acquiesça en silence et elle s'assit sur une roche proche de l'Éburon. Celui-ci lui sourit tendrement en affirmant:


-J'avais une fille aussi jolie et belle que toi. Elle n'était pas prêtresse, mais barde. Elle jouait divinement bien.


 À ce souvenir, son regard s'attrista un peu plus et il but une longue gorgée d'alcool.


-Que s'est-il passé? Demanda Maeva qui regrettait d'avoir poser cette question. Artertos fixa un instant le feu et il répondit rauquement:


-Elle est morte à tout récemment avec sa mère. Elles se sont ôtées la vie, comme je leur ai demandé. Je n'aurais pas toléré qu'elles deviennent des esclaves, et elles non plus.

-C'est mieux ainsi, Artertos...elles sont maintenant dans l'Autre monde, avec Lug. Répondit un autre guerrier ému. Arteros acquiesça doucement de la tête, mais ses yeux restèrent secs.


- Oui, c'est mieux ainsi...


Maeva eut plus du mal à se contenir, ses joues étaient humides de larmes. Cette triste conversation lui rappelait la mort de ses parents. À présent, c'était son peuple qui n'existait plus. Le vide était très douloureux, indescriptible.


-Je suis désolée...murmura-t-elle en détournant son attention vers les flammes. J'ai...j'ai aussi perdu des gens qui me sont chers, mais les Dieux n'ont pas su les protéger. À présent, ils n'ont pas su protéger notre peuple...


Écoutant ces paroles, les guerriers baissèrent la tête, la défaite pesait lourdement sur leurs larges épaules. Leur avenir était incertain, ils avaient tant perdu. C'est alors que la voix claire et déterminée de la jeune femme se fit entendre, leur redonnant un peu d'espoir.


- Je promets de sauver notre roi. En cela, aucun romain ne pourra m'en empêcher. Il demeurera un symbole pour tous ceux qui voudront tenir tête à Rome.

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Re: Le blessé royal (Solo)

Message  Maeva le Sam 14 Avr - 21:28

Cette parole, elle l'avait dit spontanément, mais pendant un court instant, les guerriers virent en elle une reine. Il y avait quelque chose de magnifique et de digne dans sa posture et ainsi que dans le ton de sa voix qui leur redonnèrent du courage et de l'espoir. Cet instant d'admiration fut interrompu par Maeva elle-même qui se leva pour veiller sur le roi, et ce, jusqu'à son rétablissement. Pendant les jours qui suivirent, la jeune femme dormit peu, trop préoccupée part le sort d'Ambiorix. C'était comme si sa destinée était étroitement liée à la sienne et que s'il advenait à mourir, Maeva ne pourrait s'en remettre et ne se sentirait aucunement en sécurité. La jeune femme sentait de plus en plus les regards insistants des hommes sur elle. Cela faisait longtemps qu'ils n'avaient pris de femme et enfermer dans cette grotte, avec une telle tentation, ils commençaient à devenir fébriles. C'est pour cela que Maeva se tenait le plus éloigner d'eux que possible et si elle devait manger, elle restait proche d'Artertos jusqu'à temps qu'il se permettre de lui caresser discrètement la cuisse en soufflant:


- Tu sais, si notre roi meurt, il va te falloir un protecteur...
-Merci de cette proposition, mais ma dague me suffit. Avait-elle répondu sèchement en montrant son arme. Le guerrier avait compris l'avertissement, et se souvenant de sa promesse, il avait aussitôt retirer sa main d'un air un peu honteux. Depuis, Maeva ne lui avait plus adressé la parole et elle se collait le plus possible contre le roi durant la nuit, dormant d'un seul œil, sa dague contre elle. L'idée de fuir était très tentante, mais les patrouilles romaines étaient partout et elle savait que s'ils la trouvaient, elle serait réduite comme esclave, alors la guérisseuse préférait de loin rester auprès de ses compatriotes et se faire discrète jusqu'à la guérison du roi. D'ailleurs, elle restait principalement pour lui, car elle avait fait la promesse de le sauver.

 C'est avec dévotion qu'elle changea ses pansements, lui fit boire des tisanes et épongea son front bouillant de fièvre. Ambiorix parlait souvent dans son sommeil, mais ces paroles étaient des marmonnements incompréhensibles et parfois il gémissait de douleur. Les hommes commençaient à  douter qu'elle allait pouvoir le sauver, les conversations devenaient hostiles, certains commençaient à débattre sur qui serait leur nouveau chef. Têtue, Maeva fit la sourde d'oreilles, mais elle ne pouvait ignorée le battement accéléré de son cœur et la peur croissante dans ses veines. Qu'allait-elle devenir si Ambiorix mourrait?

 À cette question, elle leva lentement les yeux vers les hommes et elle croisa le regard de l'un d'eux. La voracité qu'elle lut dans ces yeux bruns la fit frémir et elle détourna aussitôt le regard sur son assiette en bois vide. La nourriture aussi manquait, et bientôt, les hommes allaient devoir partirent pour la chasse. Elle espérait pouvoir rester enfin seule avec le roi, mais elle savait  la chose impossible, la grotte devait être gardée. Or, ce fut l'homme qui l'avait dévisagé avec voracité qui se proposa de rester, tandis que ses compagnons partirent défouler leurs pulsions pour une chasse au sanglier ou encore mieux, au cerf. Sentant la présence de l'homme, Maeva fit l'indifférente tandis qu'elle préparait le traitement du roi. Or, ce ne fut pas long que le guerrier fut derrière elle, elle sentit deux grandes mains se plaquées sur ses hanches sensuelles. Devant ce contact intime, elle se raidit et elle tenta de se dégager, mais l'homme la retint contre lui et embrassant sa nuque, il murmura à son oreille:


-Non, ma belle...je n'en peux plus, alors je te conseille d'être gentille, sinon, je te prendrai de force.

-J'ai...j'ai une arme...souffla-t-elle le regard étincelant de fureur, mais elle resta paralysée par ces mains audacieuses qui vinrent relever sa jupe. L'homme cessait son mouvement et d'un rictus, il prit l'arme en question pour la lancer plus loin. Profitant de cet éloignement, Maeva lui donna un violent coup de coude dans le ventre et se défaisant de sa prise, elle partit à courir pour chercher son poignard, mais le guerrier vint la saisir par les cheveux, Maeva poussa un cri de douleur et elle se fit projeter à terre.  Le souffle court, elle eut à peine le temps de reprendre ses esprits que déjà une masse d'homme s'allongea sur elle pour lui voler un baiser gluant. La panique se changea en une rage méconnue, Maeva se transforma en une véritable tigresse et elle se prit à se débattre comme une furie. Griffant et donnant des coups, l'homme eut du mal à la maitriser et même ses gifles ne purent la calmer.

-Calme-toi, femme! Ragea le guerrier qui se saisit des bras de Maeva par-dessus de sa tête pour la maintenir sous sa domination. Le visage rouge, déformé par la colère et l'indignation, elle siffla:
-Autant mourir! Tu bafouille la promesse faite à ton roi!
-Il n'est plus mon roi..et toi, je vais te faire mienne, que ça te plaise ou non!
-Non! Lâche-moi! NON! Hurla à plein poumon Maeva en se débattant tandis que l'homme la força à écarter les jambes. Maeva commença à sentir la détresse l'envahir ainsi que la vulnérabilité. L'homme allait gagné et elle se sentit soudain très vulnérable. Pourquoi n'avait-elle pas pu mieux se défendre? Elle aurait du se retourner et le  pourfendre, mais le fait qu'il soit de son peuple l'en avait empêcher. Une erreur qui allait lui coûter sa virginité....elle avait espéré l'offrir à l'homme qu'elle aimait, et non point ainsi, forcée et brutalisée... Fermant les yeux, la guérisseuse inspira en attente que l'inévitable se produise, mais cela n'arriva jamais.


Dernière édition par Maeva le Dim 15 Avr - 12:14, édité 5 fois

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Re: Le blessé royal (Solo)

Message  Maeva le Dim 15 Avr - 11:54

À la place, une épée se posa sur la gorge de l'homme et une voix glaciale souffla:

-Alors, je ne suis plus ton roi, Denzelos?

L'agresseur s'était figé net et lentement, il leva les yeux vers Ambiorix. Celui que Denzelos croyait agonisant était à présent debout et son regard était loin d'être vitreux, au contraire, il était enflammé par la fureur. Les cheveux en broussaille et l'encolure de sa robe déchirée, Maeva écarquilla les yeux en le voyant ainsi, beau et menaçant, même la maladie n'avait rien enlevé de sa majesté. Son cœur se mit à battre précipitamment, mais cette fois, d'un sentiment très intense et étouffant.  Elle avait l'impression que sa poitrine allait explosée et cela la bouleversa. Oubliant ce qu'elle venait de vivre, elle dévisagea éperdu Ambiorix qui soutint le regard de Denzelos qui se savait désormais condamné. Au même moment, des rires se firent entendre qui s'interrompirent en un silence de mort. Les guerriers étaient revenus de la chasse et entrant dans la grotte, tous restèrent coi devant la scène qui se déroulait devant leurs yeux. Artesto pâlit, mais il fut le premier à s'agenouiller.

-Mon roi...

Les autres lâchèrent le cerf qu'ils avaient chassé et firent de même. Il y eu un silence tandis  qu'Ambiorix leva un regard imposant à leur adresse.

-Je vous avais confié Maeva, celle qui m'a encore une fois sauvé la vie et voilà comment vous la remerciez? En la laissant sous la protection d'un traitre? Je te croyais plus vigilant, Artertos.


Celui-ci pâlit un peu plus et d'une voix basse, il répondit:

-J'avais confiance à Denzelos, majesté...
-Moi aussi, mais il a non seulement bafouillé ma confiance, mais il a osé renier ma souveraineté. J'ai déjà condamner pour moins que ça, n'est-ce pas...Denzelos?


Ambiorix avait baissé impérieusement les yeux vers le concerner. Celui-ci était devenu livide, mais s'étant éloigné de Maeva, il s'était aussi agenouillé et soumis, il avait baissé la tête en osant répondre:

-Je vous croyais proche de la mort et il est très difficile pour un homme de ne résister à une telle femme...
-TU N'AS AUCUNE EXCUSE! Rugit soudain Ambiorix dont le ton fit glacé le sang de ses guerriers, dont celui de Maeva. La rage semblait être la seule chose qui le maintenait debout et Maeva n'osa pas l'en privé par de douces paroles. Au contraire, elle était pétrifiée devant cet homme grandiose qui émanait à lui seul toute la violence guerrière de Nuada. Cette fois, Denzelos trembla de terreur, mais au lieu de supplier, il baissa un peu plus la tête, attendant sa condamnation. Un guerrier gaulois ne suppliait pas, il assumait ses actes jusqu'à la mort. Ambiorix riva alors son regard bleu vers Maeva qui le fixa pâlement. Sa tignasse brune tomba en mèches rebelles sur ses épaules dénudées, l'encolure de sa robe dévoilait sa poitrine ronde et pleine, et ses joues étaient très rouges, l'empreinte des gifles marquaient encore sa peau blanche.

-Je-te-condamne-à-mort-pour-avoir-violenter-celle-que-tu-m'as-juré-de-protéger...Articula lentement Ambiorix en dévisageant pâle de colère le coupable qui devint livide comme un linceul. Denzelos ferma les yeux et tenta de se détendre pour affronter son destin. Sans pitié, l'épée fut levée et la tête tranchée. La guérisseuse retint un petit cri et elle détourna les yeux du décapité. En cet instant, elle se sentit défaillir, mais la voix du roi la força à se ressaisir.

-Est-ce qu'un autre homme t'a porté préjudice, Maeva? Demanda Ambiorix à son adresse. Le sang de Maeva fit un tour et se retenant de jeter un coup d'oeil à Artertos, elle répondit sans hésitation en levant son regard émeraude:

-Non, majesté. Vos autres hommes ont respecté leur parole et vous ont resté loyaux.

Ambiorix acquiesça, tout comme les guerriers, tandis qu'Artertos leva un regard remplit de reconnaissance vers Maeva. Elle venait de lui sauver la vie, nul doute qu'il aurait péri comme Denzelos si elle avait avoué son léger attouchement. Soudain étourdi dû à l'effort, le roi ferma  les yeux, mais il n'avait pas l'intention de s'évanouir à nouveau. Il avait combattu la mort, il n'était pas prêt de la retrouver d'aussitôt.
 

-Enterrer sa dépouille.
Ordonna Ambiorix froidement à ses hommes qui n'osèrent lui désobéir. Pendant qu'ils portèrent le cadavre, Maeva se leva avec peine, tout en essayant de replacer sa robe. La jeune femme sentit alors le regard du roi sur elle, puis une main lui caresser sa joue meurtrie. Lentement, elle leva les yeux pour croiser ceux d'Ambiorix qui la dévisageait d'un air désolé.

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Re: Le blessé royal (Solo)

Message  Maeva le Jeu 26 Avr - 21:08

En cet instant,elle avait à la fois envie de se blottir dans ses bras et de fuir. Maeva se sentait encore bouleversée par tout ce qui venait de se passer et c'est dans cet état qu'elle dévisagea Ambiorix qui la fixait en silence. Soudain, elle fut parcourut de frissons et elle se rendit  compte que sa robe dévoilait ses seins...rougissante, elle détourna ses yeux vers sa cape et sans un mot, elle alla se couvrir sous le regard du roi qui avait failli la retenir pour l'embrasser. La brunette prit une profonde respiration pour retrouver son sang-froid puis se tournant vers Ambiorix, elle réussit à articuler:

-Je vais retourner chez moi une fois votre blessure guérit. 

Il y eu un silence, puis Ambiorix acquiesça tout en allant s'asseoir sur sa paillasse en répliquant:

-Alors, j'espère que ma blessure prendra du temps à guérir...

Sur ce dire, il lui sourit d'une façon à la fois sincère et espiègle, ce qui réussit à arracher un sourire à Maeva et à la détendre. Elle ignorait s'il voulait seulement la charmer, mais il avait réussit à accélérer les battements de son cœur. Dieu que cet homme lui plaisait et ce n'était pas seulement parce qu'il était roi (détail qui devait faire chaviré toutes les femmes qu'il séduisait), mais tout en lui semblait sortir d'un rêve, même son côté dur et protecteur.

Son regard sondait le sien, comme s'il cherchait à lire ses pensées, chose qui n'était pas nécessaire, car la jeune femme se lisait comme un livre ouvert. Effectivement, Ambiorix percevait à la fois le  désir et  l'admiration dans le regard émeraude. Se mordant légèrement la lèvre inférieure, il se prit à contempler la magnifique silhouette drapé sous cette cape grossière et il avait ardemment envie d'elle, et ce, depuis qu'elle était entrée dans cette cabane abandonnée. Le roi n'avait aucune envie de la laisser partir et il allait s'arranger pour qu'elle reste auprès de lui, bien que retourner chez elle était légitime, mais il espérait qu'elle n'avait personne qui l'attendait. Sur cette pensée, il demanda :

-Je suppose que des gens t'attendent chez toi...des enfants...un mari?
-Ni l'un ni l'autre. Répondit-elle en rivant son attention sur une pommade cicatrisante. Ambiorix eut discret soupir de soulagement et fronçant les sourcils, il affirma:


-Ni l'un ni l'autre? Donc, tu n'as personne pour te protéger?

Comprenant où il allait en venir, la guérisseuse leva les yeux vers lui en répliquant:

-C'est vrai, mais je me suis toujours très bien  débrouillée sans protecteur.
-Jusqu'à présent...
-Disons qu'habituellement je ne suis pas du genre à me tenir avec une vingtaine d'hommes. Répondit-elle du tact au tact d'un air courroucé. Pensait-il qu'elle était une jeune femme sans défense? Elle serra un peu trop fort le nœud de bandage, ce qui arracha de douleur une grimace au Roi, mais la guérisseuse fit l'indifférente et elle s'apprêta à se lever quand la grande main du gaulois la retint. Plongeant dans cette mer limpide, elle ressentit un frisson lui parcourir l'échine. Toute espièglerie avait disparu laissant place à un regard profond et grave, elle s'y perdit...

-Jamais je ne permettrai qu'ils te touchent à nouveau. Tant que je serai en vie...

-Et si vous mourrez? Qu'adviendra-t-il de moi, majesté?
-La même chose que si tu restes chez toi...les Romains ne tarderont pas à envahir ta région et à violer toutes femmes qu'ils croiseront, dont toi.
-Aujourd'hui, je ne sais qui était le pire...mon compatriote ou le Romain que j'ai tué...

Disant cela, elle eut un regard triste tout en se dégageant de la prise du Roi. Avec dignité, elle se leva en disant:

-Je  suis une femme indépendante. Je n'ai pas besoin de protection, ni de la vôtre, ni celle de vos hommes. Je dépends que de moi-même et cela me suffit.

Cette fois, Ambiorix ne répliqua pas, mais il la contempla avec intensité. Il n'avait jamais rencontré de femme aussi digne, courageuse et généreuse que Maeva et c'est  à  ce moment précis que le roi en fut profondément épris. Un long silence suivit, leurs regards se perdirent l'un dans l'autre jusqu'à temps que les guerriers reviennent la mine basse et le cœur chagriné par la perte de leur ami, ainsi que celui de leur peuple. Finissant ses soins, Maeva les laissèrent entre eux et se mit en retrait près du feu. Les mauvaises nouvelles allaient être lourdes à supporter pour le Roi et la guérisseuse se dit que son cœur allait sûrement avoir besoin d'être pansé autant que sa plaie...elle leva lentement les yeux vers lui et voyant son visage atterré,son propre cœur se serra de tristesse.

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Re: Le blessé royal (Solo)

Message  Maeva le Ven 4 Mai - 22:46

L'air frais de la brise vint caresser sa joue de soie, ce qui vint la réveiller. Ouvrant doucement les yeux, Maeva se réveilla un peu courbaturé. Malgré que cela faisait plusieurs jours qu'elle dormait au sol, elle n'arrivait pas à s'y habituer. La guérisseuse s'ennuyait de son chez soi, de sa paillasse confortable et de son jardin où à chaque matin elle cueillait des herbes pour ses décoctions. Soupirant, son regard limpide balaya les hommes endormis, leurs ronflements résonnaient dans le silence de l'aurore. Ils semblaient si paisibles malgré  leurs pertes, tels des enfants endormis n'ayant jamais vécu la souffrance de la guerre. Maeva baissa la tête tristement, se rappelant de leur conversation de la veille et de la désespérance sur le visage d'Ambiorix. Pensant à lui, elle tourna son regard vers sa couche de fortune, mais il n'y était pas. Un peu inquiète, car il n'était pas encore tout à fait remis de sa blessure, la dame blanche se leva pour partir à sa recherche.

La fraicheur la fit frisonner, Maeva serra sa cape contre elle pour rejoindre son compatriote royal qui se tenait dos à elle, une main accotée sur le pommeau de son épée et le regard rivé vers l'horizon magnifique du soleil levant. Il ressemblait à une sublime statut de pierre qui tenait toujours debout malgré les caprices du temps. Sa chevelure blonde volait doucement au vent, ses mains étaient crispées sur son arme, autant que ses muscles saillants qui tremblaient légèrement. La guérisseuse remarqua que son corps était affaissé, comme s'il peinait à rester debout.

-Notre pays est magnifique, n'est-ce pas Maeva? Dit le roi d'une voix calme et grave qui fit un peu sursauté Maeva. Dans sa contemplation, elle ne s'était pas rendu compte qu'il l'avait entendu approché. Acquiesçant, elle répondit:

-Oui, majesté...comment saviez-vous que c'était moi?

Le roi eut un petit rire et se tournant vers elle, il avoua:

-Tu sens la lavande, une odeur très agréable à comparer à celle de mes hommes qui sentent la crasse. Le vent a eu la gentillesse de m'enivrer de ton approche.

À cette explication, Maeva ne put s'empêcher de rougir  et d'un petit sourire, elle avança pour observer à son tour la vaste forêt d'Ardenne qui s'étendait devant ses yeux. D'un pincement au cœur, elle souffla:

- Ce pays est mon chez moi, surtout ma chaumière où je vis. J'ai derrière celle-ci un jardin où je cultive de nombreuses plantes, dont la lavande qui est ma fleur préférée. J'ai appris à en faire une huile essentielle que j'applique sur ma peau après que je me sois lavée.

Disant cela, la guérisseuse se prit à s'imaginer un court instant dans le ruisseau proche de sa maisonnée où l'eau était claire et fraiche. Elle donnerait tout en ce moment pour s'y baigner à nouveau... quant à Ambiorix, ses pensées étaient loin d'être aussi pures. Son  imagination le porta vers une vision des plus sensuelles, celle d'allonger la jeune femme dans son lit et de humer chaque parcelle du parfum de sa peau de satin. C'est alors que la voix douce de la guérisseuse le ramena à la réalité.

-C'est aussi excellent pour enlever la crasse...peut-être devrais-je en offrir à vos hommes?

Elle avait posé cette question avec un sourire espiègle qu'il ne lui connaissait point et cela la rendit encore plus belle.  Ambiorix sourit à son tour et s'approchant, il répliqua:

-Je leur en toucherai mot, mais je doute qu'ils acceptent de sentir la femme.
-Ah...car la lavande est une odeur féminine? Pourquoi cela majesté? Demanda-t-elle avec légèreté ce qui vint faire sourire un peu plus le roi. D'un rictus, il se pencha vers elle en soufflant:

-Car cette odeur vient aviver le désir des hommes, alors seules les femmes peuvent la porter.

Sur cette parole, il vint  lui voler un baiser vorace. Au contact de ses lèvres impérieuses, Maeva se sentit à la fois assoiffée de répondre à son tout premier baiser et oppressée par ces bras musclés qui la serraient contre lui. Soudain, elle eut la vision d'un homme essayant de la violer, lui aussi avait essayé de l'embrasser...soudain prise de panique, elle s'arracha des bras du roi pour le gifler violemment.  Il y eu un silence tandis que Maeva reprit ses esprits et elle fut atterrée par la violence de son propre geste, tandis qu'Ambiorix avait reculé en fronçant les sourcils, la main contre sa joue hirsute de barbe blonde. À présent confuse, la jeune femme s'excusa en se détournant de lui:


-Pardonnez-moi, mon roi...je...je n'aime pas que l'on me touche contre mon gré...


Se souvenant de ce qui c'était passé la veille, le roi se maudit intérieurement et il soupira. Baissant son bras, il fit non de la tête en répondant rauquement:

-Vous n'avez rien à vous faire pardonner. C'est moi qui doit se faire pardonner.  Le roi reporta son attention vers l'horizon qui n'arrivait pas à lui apporter de la sérénité. J'ai faillit. Je ne suis plus digne d'être appelé roi, car un roi n'est rien sans son peuple.

Cette simple phrase résumait toute la souffrance qu'éprouvait cette homme face à la défaite. Maeva se mordit les lèvres et elle baissa les yeux avec tristesse.


Dernière édition par Maeva le Sam 5 Mai - 12:00, édité 2 fois

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Re: Le blessé royal (Solo)

Message  Maeva le Ven 4 Mai - 23:43

Elle-même était dépassée par les évènements, par cette guerre qui semblait ne jamais finir avait engendré la mort et la destruction...Serrant les poings, elle releva les yeux vers le verdoyant paysage que le soleil éclairait doucement.  La vie s'étendait devant leurs yeux, simple et parfaite...La vie...

-Votre peuple est encore vivant, majesté...dit Maeva d'une voix cristalline d'un sourire indescriptible. Plusieurs ont rejoins les Dieux, d'autres ont été réduit à l'esclavage, mais d'autres ont survécu, comme nous...Elle riva son regard émeraude dans celui du roi. Le vert de ses yeux magnifiques étaient comparables à l'horizon qui l'avait fasciné. Il comprenait mieux pourquoi.  Contre toute attente, la jeune femme s'approcha de lui et elle vint caresser la joue qu'elle avait giflé. Il ferma les yeux, savourant ce baume si tendre, tout en écoutant les paroles réconfortantes de Maeva:

-Les moutons dispersés ont besoin d'un berger. Quand ils le trouvent, même la présence des loups ne les terrifient point. Ainsi il en va de même pour votre peuple, majesté. Vous devez rester un symbole d'espoir et de liberté pour les Éburons toujours vivants.

La main de Maeva délaissa la joue pour se poser sur la large épaule du roi, ses yeux verts devinrent profonds et graves, l'homme eut cette impression déroutante d'avoir affaire à son égale ou sinon à une personne supérieur en rang et c'était le cas. Maeva était une druidesse et si les fées existaient, il ne doutait pas qu'elle possède dans son sang un peu de leur magie. Elle faisait partie de ces êtres qui savaient lire et guérir les cœurs par ces paroles justes et véridiques. Elle était une guérisseuse autant du corps que de l'âme.

- Le seul choix que nous avons réellement est de continuer à vivre ou de mourir. Vous pouvez vous écroulez et décidez du second, mais le monde continuera son avancé, sans vous...les gens se souviendront de vous comme le roi qui a gagné la bataille d'Aduatuca, mais qui est mort genoux à terre, abattu par la défaite du camps de Quintus Cicéron. Ce dire fit se crispé Ambiorix qui voulut se dégagé, mais la main de Maeva fit une pression pour qu'il reste immobile. Plus doucement, elle dit: Ou vous pouvez accepté de vivre et de continuer à vous battre comme vous l'avez toujours fait. Alors, l'histoire se souviendra d'un roi qui aura tenu tête à César, et ce, même en fuite. Faites-en sorte que ses légions ne vous attrapent jamais et vous serez éternellement vainqueur dans nos cœurs.

Comprenant où elle voulait en venir, Ambiorix se détendit et  il la dévisagea avec respect et admiration. Prenant sa main, il dit en soutenant ses yeux:

-Tu parles comme un véritable chef de guerre.
Il eut un rictus et reprenant son air sérieux, Ambiorix répondit: Tu es druidesse, par conséquent ta sagesse dépasse la mienne et je m'incline devant celle-ci. Sur ce dire, Ambiorix se pencha pour coller son front large contre la main qu'il tenait et la pressa pendant un court instant, un instant qui semblait une éternité à Maeva. C'était étrange de voir un roi s'incliner ainsi devant elle. Il releva enfin la tête, ses yeux plongèrent dans les siens, ses traits étaient devenus serein.

-Je crois aux Dieux et en la destiné. Notre rencontre n'était pas le fruit du hasard, Maeva. J'ignore ce que l'avenir nous réserve, mais je ne veux pas te laisser ici. Je veux que tu m'accompagne.
-Quoi?
Non...Ma place est ici!Souffla Maeva en dégageant sa main et en reculant, le cœur battant.
-Ce qui faisait ta place n'est plus, pas tant que les Romains ravagent le pays. Or, tu es désormais sous ma protection.
-C'est plutôt vous qui avez besoin de ma protection.
-Cela va de soi. Une guérisseuse m'est indispensable, tout comme une excellente conseillère. Répondit le roi d'un sourire séducteur, mais Maeva était trop contrariée pour rougir, elle pinça plutôt les lèvres. Oubliant à qui elle s'adressait, la jeune femme nargua:

-Et si je refuse, que ferez-vous?


Dernière édition par Maeva le Sam 5 Mai - 12:13, édité 7 fois

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Re: Le blessé royal (Solo)

Message  Maeva le Ven 4 Mai - 23:55

Le sourire du roi s'élargit, le rendant encore plus redoutable et cela présageait rien de bon à la druidesse. Maeva fronça un peu plus les sourcils tandis qu'un homme apparut du sous-bois. C'était un éclaireur d'Ambiorix qui avait chevauché toute la nuit pour surveiller les patrouilles romaines.  Continuant à fixer Maeva, Ambiorix écouta avec attention les dernières nouvelles.

-Majesté, je suis heureux de voir que vous vous êtes rétablis. Je tiens à vous informez que trois patrouilles se sont déplacées vers le nord et l'autre vers l'ouest.  Nous allons pouvoir emprunter la voie du Sud et de l'Est.

-C'est parfait...Répondit son chef d'un sourire satisfait en continuant à fixer Maeva qui commençait à se sentir mal à l'aise. C'était le moment de fuir, mais elle n'arrivait pas à bouger, paralyser par ce regard bleu si imposant. Préviens les hommes qu'il est temps de partir pour les Avernes.
-À vos ordres, mon roi.

L'éclaireur alla aussitôt réveiller les guerriers, tandis que Maeva faillit protester  concernant cette décision. Le roi n'était encore en état pour faire un tel voyage, mais se rappelant de son insistance, elle décida de se taire, ne voulant plus jouer sa guérisseuse en titre. Sur cette décision, elle leva la tête haute et tournant les talons, elle dit:

-Je vous souhaites bonne chance et aure... Ah! Mais...non lâchez moi!


Ambiorix venait de la prendre par la taille pour la soulever sur son épaule comme un sac de patate. Elle entendit alors des rires derrière eux. Relevant un peu la tête, elle jeta un regard noir aux hommes d'Ambiorix. Rouge  de colère et d'humiliation, Maeva s'écria:


-Vous ne pouvez me forcer! Vous n'avez pas le droit!
-Je suis roi, j'ai tous les droits. Répondit calmement Ambiorix en se dirigeant vers sa monture.
-Vous êtes un arrogant! Je vous ai sauvé et voilà comment vous me remerciez?! En faisant de moi votre prisonnière ?!
-Si c'est pour te sauver de ta stupidité, oui.
-Ma...ma stupidité??? Siffla la guérisseuse hors d'elle en plissant les yeux.  Elle serra alors les poings et elle se prit à donner des coups sur les reins d'Ambiorix qui eut du mal à la maintenir contre lui jusqu'à sa monture. La pointe des pieds de la jeune femme martelaient  son torse blessé, mais il ne laissa rien paraitre de la douleur, surtout devant ses hommes qui observaient la scène avec amusement. Perdant patience, et arrivé enfin à son cheval, il déposa brusquement la jeune femme au sol et autoritaire, il vint la brasser comme un prunier.


-Assez, sinon je t'attache à l'arrière de mon cheval!


Les larmes aux yeux, Maeva osa le confronter du regard, même si elle ressentait la peur au ventre. Ambiorix pouvait vraiment avoir l'air menaçant quand il le voulait et elle ne doutait pas une seule seconde qu'il accomplirait sa menace sans hésité. Ravalant son orgueil blessé, elle cessa de se débattre, mais elle répliqua avec majesté:


-Vous êtes un rustre!

-C'est l’opprobre du guerrier...ses traits s'adoucirent un tant soit peu et il vint caresser sa joue. Un jour, tu comprendras que je t'ai  forcé pour ton bien.


En guise de réponse, Maeva tourna son visage et elle mordit à pleine dents la paume du roi  qui étouffa un gémissement de douleur. Il arracha aussitôt sa main de la prise et la jeune femme en profita pour lui donner un coup de pied au tibias et elle partit à courir vers la forêt. Ce ne fut pas long qu'un bras fort l'attrapa, mais tous deux trébuchèrent sur la neige et la tête de Maeva frappa brusquement une roche. Le noir se fit, elle perdit conscience...

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Re: Le blessé royal (Solo)

Message  Maeva le Sam 5 Mai - 22:05

Elle se réveilla avec un énorme mal de tête et une sensation de chaleur dans son dos. D'un petit gémissement, Maeva ouvrit lentement les yeux pour observer où elle se trouvait...sur un chemin à découvert entouré de forêts, des bruits de galop se faisaient entendre derrière. Elle aussi était sur cheval contre un homme et elle devinait bien lequel. D'un grognement peu féminin, elle déposa sa tête endoloris contre le torse d'Ambiorix et elle soupira avec contrariété.

-Réveillée? Souffla la voix grave du roi à son oreille, Maeva sentit sa barbe dorée caressée sa joue.

Boudeuse, Maeva pinça les lèvres, mais ayant un peu froid, elle se prit à se blottir  contre le roi qui sentit son désir brûlé un peu plus pour elle. C'était presque une torture de la tenir contre lui sans pouvoir la toucher. Sa gifle de la veille lui avait fait comprendre qu'il ne pourrait la prendre comme il le voulait, il allait devoir la conquérir, mais il se doutait bien que cela n'allait pas être facile, surtout après la colère de la jeune femme. Celle-ci pouvait être autant douce et maternelle que farouche et sauvage, un contraste qui l'émouvait.

 Par Nuada, qu'il avait été inquiet en la voyant sombrer dans l’inconscience et il s'était senti coupable de s'être aussi mal pris avec elle. Il était excellent pour gouverner et commander, mais avec les femmes, c'était autre chose. La persuasion aurait été préférable, mais sachant les Romains proches, Ambiorix n'avait pas eu envie de s'obstiner avec elle. Tout être raisonnable aurait compris que rester en ce lieu était dangereux, mais Maeva était entêtée ou peut-être avait-elle peur de quelque chose d'autre que les Romains? De quoi, il l'ignorait, mais sa décision était catégorique, elle le suivrait coûte que coûte, il ne voulait pas s'en séparer. Cela allait au-delà du  simple désir de  protection...il s'en était amouraché et il avait l'intention de la faire sienne, il devait seulement être patient.

-Pourquoi les Avernes?
Demanda d'un murmure la jeune femme qui avait visiblement reprit ses esprits. Ambiorix fut surpris par cette question, il s'était attendu à un silence borné ou à des insultes cinglantes.


-J'ai des alliés là-bas qui pourraient nous aider dans notre cause. Ils possèdent des navires. Nous aurons besoin de l'un deux  afin de se rendre en Armorique pour les festivités d'Imbolc. J'ai bien réfléchis à vos dires et je trouve important d'y assister. Beaucoup de Celtes seront présents.
-En Armorique...vous voulez m'amener en Armorique...
souffla Maeva confuse en se dégageant un peu de l'emprise du roi, mais elle fut soudain prise d'un étourdissement qui l'obligea à rester contre l'homme qui la maintenait solidement.


-C'est un magnifique pays, tout aussi beau que vous.


À ce compliment, Maeva sentit ses joues rougirent, mais elle feignit l'indifférence. Elle n'avait que faire de ces flatteries, tout ce que voulait la guérisseuse s'était de rentrée chez elle. Enfin, une petite voix intérieur lui murmurait qu'elle voulait surtout fuir ce superbe homme qui pourrait lui faire connaitre ce qu'était la passion, mais Maeva la fit taire aussitôt et elle chassa par le fait même le baiser du roi de son esprit.   Fermant les yeux, elle fit silence, se laissant bercer par le mouvement du cheval. Le soleil éclairait doucement la forêt sans feuilles, réchauffant un peu sa peau froide. Savourant cette agréable sensation, Maeva se prit à réfléchir à comment retourner chez elle, mais malheureusement, elle ne voyait pas d'autres solutions que de négocier. D'un profond soupir, elle dit d'un ton posé:


-Je comprends que vous voulez me protéger, mais je me sens plus en sécurité dans la forêt d'Ardenne que partout ailleurs. C'est la plus grande forêt de toute la Gaule, les patrouilles Romains y sont dispersées et ma chaumière est loin des villages du coin. Personne ne m'a jamais à attaquer, même les habitants me sont redevables, vu que je les ai soigné à plusieurs reprises. Je vous assure, mon roi, laissez-moi partir, ce n'est pas loin d'ici.Vous me devez bien ça!


Ambiorix avait écouté son dire avec attention, tout en maintenant son regard sur la route. Il s'était attendu à de tels arguments, mais sa décision était prise. D'un soupir, il baissa son regard sur elle en rétorquant:


-Certes, je vous suis redevable, mais je ne puis accepter votre requête. D'un, les patrouilles Romaines sont trop proches et le risque de vous faire prendre élevé, c'est trop dangereux. Deux, j'ai besoin d'une guérisseuse pour ce voyage,  car ma blessure n'est point guérit et je ne tiens pas à succomber d'une fièvre à cause de l'infection. En outre, il se pourrait qu'on se fasse attaquer et qu'il y est des blessés. Et trois, j'apprécie votre présence...Il soupira profondément, humant l'odeur de ses cheveux, puis  il s'excusa tendrement à son oreille: vous avez raison, j'ai agis comme un rustre tout à l'heure, mais je ne voulais pas vous laissez partir. Vous m'êtes indispensable, Maeva...


À ces paroles, la jeune femme sentit son cœur battre la chamade et son rythme s'accéléra d'autant plus lorsque les lèvres du Roi embrassa  sa nuque. Se mordant un peu sa lèvre inférieur, Maeva se prit à fermer les yeux et à savourer cette douce caresse qui fit naitre en elle une sensation ardente. Elle aurait dû se retourner et le gifler à nouveau, mais elle n'en fit rien...À cet instant, elle savait qu'il l'avait conquise et elle se serait abandonnée si cela n'avait pas été d'un signal d'alarme. Les oiseaux ne chantaient plus et tout au loin, une fumée noircissait le ciel...


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Re: Le blessé royal (Solo)

Message  Maeva le Jeu 10 Mai - 16:45

-Mon roi!
-J'ai vu.


Ambiorix avait détourné son attention de la jeune femme pour observer le village qui brûlait au loin. Serrant fermement les rênes de sa monture, il fit un signe à ses hommes de se disperser dans les bois pour se rendre jusqu'à l'orée des bâtiments en feu. Maeva avait gardé le silence, dévastée par le cauchemar qui s'offrait à ses yeux. Des hommes, des femmes et des enfants recouvraient le sol, l'herbe était ensanglantée et les maisonnées en bois étaient ravagées par les flammes. Le regard émeraude se remplit de larmes et son cœur se serra de douleur. Ces habitants, elle les connaissait, plusieurs d'entre eux avaient été gentil avec elle.  Sans réfléchir, elle voulut débarquée, mais Ambiorix la retint fermement.

-Prudence. Les Romains sont peut-être encore là...

Le cœur battant, Maeva se figea tout en balayant son regard aux alentours, mais tout semblait silencieux, juste les blessés et les morts siégeaient. Faisant non de la tête, la guérisseuse souffla d'un regard insistant:

-Ils sont partis et ces gens ont besoin de mes soins.


Le roi s'apprêta à répliquer qu'ils étaient condamnés, mais malgré tout, il la laissa débarquer du cheval et il fit de même pour la suivre de prêt, la main sur son pommeau. Ses hommes avancèrent prudemment, trois d'entre eux avaient grimpé à des arbres pour surveiller les alentour. Retenant ses larmes, Maeva parcouru l'assemblée d'agonisants et plus qu'elle avança et plus qu'elle perdit l'espoir de sauver l'un d'eux.


-Ma...Maeva...souffla une petite voix à ses pieds. Écarquillant les yeux, la guérisseuse abaissa ses yeux émeraudes sur une adolescente qui se trouvait sous le corps de sa mère. La reconnaissant, la Dame blanche poussa la défunte pour dégager la blessée qui avait le front en sang, mais la blessure n'était pas grave.

-Keira...je suis là, je vais te soigner...viens-là...

Maeva vient étreindre la jeune fille qui éclata en sanglot en marmonnant que les Romains les avaient attaqué et qu'ils n'avaient pas réussi à se défendre.

-Toute ma famille est morte...
-Je suis si désolée...murmura Maeva en caressant la chevelure blonde retenant ses larmes. C'est alors qu'elle sentit la présence du roi à ses côtés qui les avaient observé en silence. Tournant la tête, elle ouvrit les yeux pour croiser son regard bleu attristé.


-Tu les connaissais donc? Interrogea-t-il navré tandis que Maeva acquiesça:
-Oui, c'est le village le plus près de chez moi. Tous ces villageois étaient généreux et gentils, surtout Keira.

La Dame blanche sourit doucement tout en étreignant un peu plus Keira contre elle. Balayant son regard sur les innombrables morts, elle dit la gorge serrée:

-Je ne peux plus rien faire pour eux.

-Je sais...Ambiorix soupira et se penchant à la hauteur des deux femmes, il vint à son tour caresser la tête de la jeune fille qui se demandait qui il était. D'un sourire rassurant, il dit: nous allons inhumer ta famille. Ils pourront ainsi rejoindre les Dieux et être sereins. En attendant, Maeva va te soignée, c'est la meilleure guérisseuse qui soit. Tu es entre de bonnes mains.
-Merci...
murmura Keira en hoquetant, tout en regard cet homme partir pour ordonner ses directives.Elle avait rarement vu quelqu'un qui dégageait autant d'autorité et de respect. Maeva se retint de lui dire qui il était, elle ne voulait pas bouleversée davantage sa protégée et elle allait le savoir bien assez tôt. Pour l'heure, la priorité était de soigner sa blessure. Celle-ci provenait principalement de son sourcil et elle saignait abondamment, mais cette fine balafre allait être rapidement à guérir. C'était une chance qu'elle soit encore vivante et si peu abîmée...comme si Keira lisait dans ses pensées, elle confia le regard vide:

- Un Romain m'a attaqué et il m'a poussé...j'ai essayé de me défendre, mais il était plus fort et il m'a donné un coup de poing...après, j'ai juste vu du sang et ma mère s'est lancée sur lui! Elle a réussit à le poignarder, mais...mais il la transpercer et elle s'est écroulée sur moi...elle m'a dit de ne pas bouger, d'attendre...qu'elle m'aimait...oh Maeva...je veux mourir aussi...


Keira éclata en larmes tout en se détournant du corps de sa mère que deux guerriers vint soulever pour l'amener à sa tombe. La guérisseuse pleura aussi tout en serrant fort contre la jeune fille qui n'avait plus rien d'autre qu'elle. D'un soupir, la guérisseuse murmura alors à son oreille:

-Moi aussi, j'ai perdu mes parents il y a longtemps...j'ai cru mourir aussi, mais j'ai survécu et tu vas survivre. Ta famille, tes amis, ils vivront toujours dans ton cœur...toujours...

Cette parole, Maeva l'avait dit spontanément, mais cela lui fit réaliser quelque chose d'important. Elle n'avait jamais voyagé, elle était plutôt restée chez elle, l'endroit qui lui rappelait sa famille, comme si elle avait espéré qu'ils reviennent, même si elle savait la chose impossible. Or, en cet instant, Maeva leva son regard émeraude sur ce village qui fut si chaleureux et si pleine de vie...à présent, il n'était que désolation et tristesse. Elle ressentit soudain l'envie de partir et de ne plus jamais revenir. D'ailleurs, la cause que lui proposait Ambiorix était bien plus grande et plus importante que de rester dans une forêt auquel elle était attachée, mais qui était à présent ravagée par la guerre. Les yeux brouillés par les larmes, elle  prit conscience qu'Ambiorix avait raison...ce qui faisait chez elle n'existait plus. Mieux valait partir.

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Re: Le blessé royal (Solo)

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