Le blessé royal (Solo)

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Le blessé royal (Solo)

Message  Maeva le Ven 3 Nov - 14:22

La tempête faisait gronder le sol, la pluie fouettait sa peau, et les arbres se déchaînaient autour d'elle. On aurait que les Dieux livraient batailles, et chaque pas lui était pénible, mais elle avançait, malgré le froid, malgré le vent...Maeva cachait son visage de son bras, et elle tenait de l'autre sa trousse de cuir. Un guerrier était venu l'avertir que son maître était blessé et avait besoin d'urgence de soins, au risque de mourir de ses blessures. Malgré la distance à parcourir, la jeune femme avait accepté sans la moindre hésitation, consciente qu'elle était la seule guérisseuse dans les environs.
 
Montant derrière le cavalier et ils avaient parcouru plusieurs milles avant de croiser une patrouille romaine, qui à leur grand effarement, les avait aperçu. Aussitôt, le guerrier avait entouré sa taille pour la mettre en face de lui, sa longue barbe noire perlait d'eau et son regard bleu, aussi foncé que la mer celtique, luisait de peur.

 
-Si j'en crève, continue toujours vers l'est, tu trouveras une hutte abandonnée. Il s'y trouve...

Frigorifiée, Maeva acquiesça en silence, morte de d'effroi, mais elle ne laissa rien paraître. Le cheval fonça au grand galop, les romains les poursuivirent sans relâche, des flèches furent tirés.  Soudain, le celte noir poussa un râle et avec terreur, Maeva vit une flèche transpercée sa gorge bord en bord. Aussitôt, guider par un instant de survit infaillible, la jeune belge prit les reines et se penchant, elle garda l'agonissant contre elle pour se protéger des flèches, tout en se dirigeant dans les profondeurs dans la forêt.

Suffisamment loin des poursuivants, Maeva débarqua de la selle et elle laissa le cheval s'enfuir avec le mort. Prompte, les membres gelés et le souffle court, elle se cacha dans la broussaille, les romains passèrent devant elle sans la voir, suivant le cavalier qui était déjà loin.  Suivant de son regard vert ses hommes en armures et aux casques en crête rouge, la celte attendit quinze longues minutes avant de se permettre de sortir de sa cachette. La tempête faisait toujours rage autour d'elle, mais un homme avait perdu la vie pour son maître. Elle devait lui faire honneur...Déterminée, elle releva sa jupe et se dirigea vers l'Est, vers la hutte abandonnée. 


Dernière édition par Maeva le Mer 7 Mar - 22:02, édité 3 fois
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Re: Le blessé royal (Solo)

Message  Maeva le Lun 13 Nov - 21:54

Enfin, elle voyait la hutte au-delà du blizzard d'eau...combien de temps avait-t-elle marché? En fait, Maeva l'ignorait, mais cela n'avait aucune importance. En cet instant, seul comptait de retrouver ce blessé. Pour qu'un homme se soit sacrifié pour lui c'est qu'il devait être important, mais Maeva n'accorderait de la valeur qu'à la force du cœur, et non point au titre.

Les vêtements et les cheveux détrempés, la jeune femme réussit enfin à atteindre la porte, la forêt était silencieuse et elle fut soulagée d'entendre rien d'autre que le chant du rossignol et le bruissement de ruisseau. Les romains ne l'avaient pas suivi, ils étaient à présent très loin et elle, hors d'atteinte. Lentement, elle ouvrit la porte et entra. Un homme de grande stature était allongé sur le lit, et bien que musclé tel un Dieu, son ventre était pansé et beaucoup de sang y coulait. Ouvrant les yeux, il eut aussitôt le réflexe de poser sa main sur son arme à ses côtés. Voyant son geste, la jeune armoricaine ferma la porte et d'une voix douce, elle murmura pour le rassurer:

-Ne craint rien, je viens pour te soigner.
Il y eu silence et enfin, l'homme murmura d'une voix faible:

- Approche femme...je te vois mal...

Sans obstiner, Maeva s'approcha de l'étranger et malgré ses membres frigorifiés, elle entreprit d'ouvrir sa trousse en cuir pour y sortir ses outils chirurgicales qui se limitaient à du fil, des pommades, des aiguilles propres et des bandes de tissus rêches.  Ceci fait,  elle croisa le regard céruléen. L'homme était très beau et très viril, ses joues rougirent malgré elle. Par sa blondeur, Maeva était convaincue qu'il s'agissait d'un gaulois.

-Quel est ton nom, toute belle?
-Maeva...et toi?
-Ambiorix...
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Re: Le blessé royal (Solo)

Message  Maeva le Dim 17 Déc - 19:00

Quand elle entendit ce prénom, son cœur manqua un battement. Son regard émeraude s'écarquilla de surprise et ses mains se serrèrent légèrement sur la table.
 

-Ambiorix? Le...le roi Ambiorix? bafouilla-t-elle d'une voix une peu faible tout en fixant l'inconnu, qui même blessé, possédait une prestance royale. En guise de réponse,  l'homme acquiesça d'un sourire.
 

-Votre Majesté! répondit aussitôt la guérisseuse en se mettant à genoux. Jamais de sa vie elle n’aurait cru possible de se retrouver en présence d'un roi, surtout d'un tel roi. Sa légende guerrière s'étendait au-delà des frontières, il avait vaincu à maintes reprises les Romains. Ambiorix était l'un des dirigeants les plus redoutés et les plus admirés et elle, Maeva, se trouvait en face d'un tel homme. Une grande main vint lui saisir doucement le menton, elle releva la tête pour croiser son regard bleu, saisissant.
 

-Pour aujourd'hui, jusqu'à mon entière guérison, je serais qu'Ambiorix. Tu devras rester ici, et me soigner. Sortir serait trop dangereux, les Romains rôdent et il ne faut surtout pas qu'ils apprennent où je me suis caché.
-Je ferais selon votre volonté, Ma...Ambiorix. Répondit Maeva d'un air digne qui la rendit encore plus belle. Le sourire du roi s'élargit, une lueur de désir brilla au fond de son regard clair, ce qui n'échappa pas à la guérisseuse, dont les joues s'empourprèrent. Qu'est-ce qu'il lui ferait une fois guéri? Elle ressentit alors un frisson très agréable lui parcourir l'échine.
 

-Soigne-moi, Maeva...je souffre le martyre...souffla la voix grave qui la ramena à la réalité. Le regard vert le dévisagea soudain avec inquiétude et la main douce se posa sur le front large, perlant de sueur.
-Que s'est-il passé? Demanda la belle en posant ses yeux sur son flanc, pansé maladroitement.
 

Le roi soupira de douleur et il expliqua brièvement:
 

-Des Romains nous ont pris en chasse et nous nous sommes battus, mais ils étaient supérieurs en nombre. L'un d'eux m'a fendu de son épée, mais la blessure est peu profonde, bien que j'ai perdu beaucoup de sang...mes hommes m'ont apporté ici et ils sont allés faire diversion pour me protéger. Aucun n'est revenu...
 

Cette explication lui rappela le guerrier courageux qui était venu la chercher et qui était mort pour la protéger, elle et son maitre. La jeune femme eut un regard triste et elle murmura:
 

-Je suis désolée. Je tâcherais qu'ils ne soient pas morts en vain.
-Merci...je t'en serais redevable.
 
Sur ce dire, elle prépara le nécessaire pour soigner le blessé, qui ne la quitta pas du regard. Non seulement elle était belle, mais elle était courageuse, le genre de femme qui intéressait le roi au plus haut point.
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Re: Le blessé royal (Solo)

Message  Maeva le Jeu 28 Déc - 22:29

Lentement, elle recousu la plaie, tandis que le roi serra fortement entre ses dents un morceau de cuir. La sueur perlait sur son front, il grogna de douleur, ses mains serrèrent fortement le drap. La guérisseuse resta malgré tout concentrer, rapprochant minutieusement les lèvres de chaire, refermant la balafre avec minutie.

-Il en reste peu.souffla-t-elle en jetant un coup d'oeil au blessé qui hocha sèchement la tête, mordant plus fortement le cuir. Sa respiration était haletant, son visage exsangue, le regard fiévreux. Enfin, Maeva  fit le dernier point de suture. D'un profond soupire, elle vint s'essuyer le front du revers de son bras en affirmant soulager:

-C'est terminé...elle releva les yeux vers Ambiorix qui s'était évanouie. La jeune femme vint caresser sa joue humide et rapeuse de barbe, puis elle reprit le morceau de cuir qui se trouvait toujours dans la bouche du roi. En cet instant, il ressemblait plus à un petit garçon vulnérable qu'à un grand guerrier légendaire. Le cœur de la jeune femme en fut émue, elle sourit doucement, tout en venant mettre de la pommade de consoude sur la blessure refermée finement. Avec des soins, cette longue balafre allait guérir bien et rapidement.  Satisfaite, mais épuisée, la jeune femme pansa la plaie, puis elle alla désinfecter son aiguille pour enfin la ranger dans sa trousse médicale. Il ne restait plus qu'à préparer une décoction  d'orties.

Soupirant profondément, Maeva alla s'asseoir proche du feu, veillant à brasser de temps à autre l'herbe séchée. La jeune femme se prit alors à fixer le fond de la marmite qui se mit à vaguer doucement. Fronçant les sourcils, la prêtresse se pencha et aperçu des silhouettes dans l'eau bouillante...deux silhouettes enlacées. Coite, Maeva fixait cette étrange prémonition, des ombres de l'avenir qui n'existaient pas encore...elle eut du mal à voir qui ils étaient, mais les amants semblaient s'aimer avec une passion qui fit rougir ses joues pâles.  Soudain, un coup de vent fit ouvrir les volets de la fenêtre, Maeva sursauta de peur, faisant décrocher son regard émeraude de cette vision sensuelle.

Le cœur battant, elle se leva promptement pour fermer la fenêtre, puis elle revint près du feu. Mis à part les bulles remontant à la surface, l'eau était redevenue normale.Avait-elle rêvé? Non...les Dieux lui avaient montrer l'avenir, mais était-ce le sien? Rien n'était certain...la jeune femme soupira et sans plus attendre, elle versa la décoction dans un gobelet en bois et le déposa sur une petite table proche du malade. C'était encore trop chaud, mais tout à l'heure, il allait devoir en boire quelques gorgées. La guérisseuse se permit de s'asseoir un instant et après avoir recouvert le corps massif d'une couverture en laine, Maeva s'endossa contre sa chaise. Progressivement, le sommeil la gagna à son tour et oubliant la tisane, elle s'endormit profondément...
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Re: Le blessé royal (Solo)

Message  Maeva le Lun 22 Jan - 13:18

Un bruit la fit se réveiller en sursaut. Maeva ouvrit les yeux et un peu endormi, son regard balaya la chambre à la recherche de ce qui l'avait dérangé. Or, un homme se tenait debout à la fenêtre, la charpente à peine ouverte, et il observait attentivement l'extérieur. La guérisseuse faillit prendre peur quand soudain elle se souvint du blessé qu'elle avait soigné la veille. Oubliant son identité, c'est-à-dire qu'il était roi, elle se leva d'un bond en s'exclamant:

-Que faites-vous debout? Par Diancecht, retournez au lit! Vous êtes encore...
-Chut! Interrompit le gaulois en tournant son regard d'azur vers elle. Une lueur d'inquiétude brillait au fond de cette toile captivante et ainsi réveillé il était encore plus beau que la veille, même si son teint était encore pâle. Les rayons du soleil  du matin vinrent rehausser la blondeur de sa chevelure détachée, cela donnait envie de la caresser, mais bien sûr, Maeva était trop chaste pour cela. D'ailleurs, qui était-elle pour rechercher l'affection d'un roi?

Sur cette pensée, elle sentit ses joues rougirent, mais la druidesse réussit à garder une certaine contenance tandis qu'Ambiorix lui fit signe d'approcher en silence. Fronçant les sourcils, la Belge s'avança à son tour vers la fenêtre, le bras de l'homme vint alors entourer sa taille. Cela  provoqua un mouvement de recul de la part de Maeva, mais indifférent, le roi la garda contre lui en chuchotant fermement:

-Ce n'est pas moi que tu dois craindre, mais eux. Regarde dans les sous-bois.

D'un air interrogatif, la jeune femme riva son attention vers la mince embrasure et à son grand effroi, elle aperçut une patrouille romaine qui approchait de la cabane. Ils étaient à plusieurs mètres, mais Maeva pouvait apercevoir leurs armures scintillantes et leurs casques de crête rouge. Son cœur manqua un battement et pâle, elle tourna un regard terrifié vers le gaulois qui la dévisageait.

-Qu'allons-nous faire? demanda-t-elle d'une voix apeurée. Comme pour la rassurer, Ambiorix caressa tendrement sa joue et d'un sourire confiant, il répondit brièvement:

-S'enfuir. Seul et blessé, je ne peux pas les combattre.

Sans plus d'hésitation, Maeva acquiesça et s'éloigna du guerrier pour prendre sa trousse de soins et pour mettre rapidement sa cape sur ses épaules. Elle se rendit alors compte que le roi n'avait pas mis l'ombre d'une chemise. Elle eut à son égard un regard chargé de reproche, mais ce n'était pas le moment de le réprimander.  Déposant sa trousse sur une table, elle se dépêcha pour le vêtir convenablement et sans plus attendre, ils sortirent à l'extérieur, par l'arrière de la cabane. Heureusement, la monture de Maeva s'y trouvait. C'est alors que Maeva se rendit compte qu'elle avait oublié sa trousse à l'intérieur...

-Ma trousse! souffla-t-elle à l'instant où le roi s'apprêta à l'aider pour monter en selle. Il jura dans sa barbe tandis que la brunette partit à courir pour rentrer  à l'intérieur. À peine avait-elle ouvert la porte que celle d'en avant s'ouvrit en même temps et un centurion apparut sur le seuil. Il y un instant de surprise où tous deux s'observèrent, puis le regard du Romain se fit dur. Il s'avança d'un pas, tandis que Maeva recula lentement vers la porte d'où elle provenait, son regard émeraude soutenant celui du légionnaire.

-Où est Ambiorix? Demanda-t-il rauquement en avançant vers elle, son glaive en main. Par réflexe, la Belge  se saisit de sa dague cachée derrière son dos fin, mais elle ne la dégaina pas tout de suite. Maeva savait qu'elle n'avait aucune chance contre lui.

-Je l'ignore...murmura-t-elle le cœur battant, reculant toujours. Le Romain n'était pas dupe, son regard se riva vers la pièce, il remarqua le sang sur le lit et les bandages souillés. Les yeux du Centurion devinrent glaciaux, et sans plus attendre, il parcourut la distance qui les séparait, sa lame se posa sur la gorge de cygne. Un frisson de terreur parcourut le corps de Maeva, elle entendait les voix des Romains à l'extérieur, ce n'était qu'une question de temps avant qu'ils ne entrent. D'une moue menaçante, l'officier avança son visage dur vers elle et il siffla:

-Parle...où est Ambiorix?

Maeva savait de toute façon qu'il allait la tuer même si elle lui disait la vérité. Avec courage, la guérisseuse fit une pression sur la lame en répondant du même ton:

-Même si je le savais, je ne vous le dirais pas.
- Sale petite...
-Lâche-la, Romain. Ordonna une voix grave et menaçante en arrière de Maeva. Le sang de celle-ci fit un tour, le regard du Centurion croisa celui d'Ambiorix qui était revenu sur ses pas, malgré la menace qui régnait. Les deux hommes se confrontèrent du regard, un silence lourd régna dans la pièce, les pas des autres légionnaires se firent entendre dans la neige.

S'ils ne s'enfuyaient pas tout de suite, ils étaient morts. Cette pensée donna le courage nécessaire à la jeune femme pour dégainer son poignard et profitant de l'inattention du Romain, elle le poignarda au ventre. Écarquillant les yeux de surprise, l'homme la lâcha et tomba faiblement à genoux en poussant un râle de douleur. Tremblante, Maeva tourna les talons et elle croisa le regard épaté du roi qui fixa le centurion agonisant. La guérisseuse était pâle, c'était la première fois qu'elle tuait, mais son instinct de survie balaya toute trace de culpabilité.

-Partons! souffla-t-elle en partant à courir et prenant la main du roi, ils sortirent en claquant la porte derrière eux, tandis que les légionnaires entrèrent au même moment, découvrant le corps de leur dirigeant étendu par terre. Encore vivant, il ordonna de son dernier souffle:

-Attrapez-les...ils ne doivent pas...pas...s'échapper...
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Re: Le blessé royal (Solo)

Message  Cleden Le Bras le Mer 31 Jan - 17:58

Ah, la forêt d'Ardenne, une si grande forêt où l'on pourrait se dissimulé pour que jamais personne ne nous y trouve et bien sûr pour facilement s'y perdre, car cette gigantesque forêt qui s'étend depuis les rives du Rhin et qui se termine sur le territoire des Nerviens, puissant peuple belge, possède des richesses que peu de gens connaissent, surtout quand il s'agit d'agriculture et que Cleden maîtrise ce sujet aussi bien que le druide maîtrise la spiritualité et les rites. En effet, à plusieurs milles d'ici se trouve la ferme de la famille Olwen et à son habitude Cleden viens chercher dans cette forêt comme son père avant lui venez le faire, des pousses de plantes et des graines pour faire germer ces petites choses auprès de sa ferme qui manque cruellement d'arbres, après avoir retourné les terres se trouvant étonnamment loin de chez lui; Cleden n'éprouvant pas le besoin d'aller chercher toutes ces choses au marché, ayant un petit panier que sa femme lui à confectionner, toujours avec sa faucille aiguisé, marchant dans ces branchages, près des arbres feuillus, fougères et autres buissons piquants, notre jeune ami armoricain, aperçois après quelques heures de marche, une petite chaumière abandonné au milieu de rien, le bruit des arbres s’entre-feuillant, les oiseaux s'étaient tus, laissant donc place à une forêt silencieuse, seulement les petite lueurs sortant des feuillages des grands chênes et autres pins, laissant une intuition à Cleden, pensant qu'il se passait quelque chose, pas loin.

Ramassant toujours ces petites pousses et autres glands au sol, ainsi que des petites baies fraîchement cueillis sur les buissons auparavant, Cleden commence à rebrousser chemin, regardant son panier remplis de choses intéressantes pour lui et son exploitation, la chaumière abandonnée l'interpelle, seulement en se rapprochant, il remarque qu'elle n'est pas abandonné. Quelques secondes après s'être aperçu de cela, Cleden ira se caché dans un buisson, laissant son courage derrière lui ne sachant pas ce qu'il l'attend dans cette forêt et cette habitation si lugubre à ce moment. Peu après, un homme sortira de cette petite cabane, un grand homme, plutôt costaud, d'une musculature montrant son penchant pour le combat, d'un blond comme les blés, il semblerait que notre celte le reconnait mais n'est pas sûr de son identité. Il a l'air blessé mais aucune trace de souffrance sur son visage, ne laissant rien transparaître, celui-ci regardera au loin, lâchant son regard vers l'horizon, aurait-il vu quelque chose... ?

Cleden n'était pas rassuré et semble être un peu découragé par la situation, ne voulant pas laisser son panier, mais voudrais s'enfuir, il décide de s'approcher de cet homme.. Soudain, l'effroi, une patrouille romaine se dirige vers la chaumière et l'homme semble parler à quelqu'un dans la chaumière. Cleden, ne se décide pas, il semble effrayé, terrifié à l'idée de croiser cette patrouille de guerrier romains équipé d'armures et d'armes de guerre. Voyant les hommes se rapprocher de plus en plus, l'homme blond rentre dans la chaumière précipitamment, pensant sûrement échappé aux hommes rouges, c'est ainsi que Cleden les nomment. Après tout, resté caché ne peut être qu'un avantage pour lui, c'est décidé, Cleden reste caché dans son buisson, se trouvant un peu loin vers quelques arbres formant cette immense forêt. Les Romains s'approchent et ce qui semble être leur chef s'approche, vêtu d'une armure luisante, faites d'écailles, de grandes chaussures de lanières de cuir, s'armant d'un glaive, entre dans la chaumière. Inquiet Cleden, se demande ce qu'il se passe et entre dans un sombre questionnement...

Peu de temps après que le chef soit entré, Cleden aperçois une femme et l'homme blond sortir de l'habitation abandonné, curieusement Cleden se sent obligé de suivre ces deux personnes, sachant que le danger rôde, rien ne sera mieux que de suivre cette femme, semblant être grande et svelte, habillé d'une robe verte, ses cheveux bouclés sont remontés d'un chignon et un teint aussi blanc que la barbe d'un druide ne fumant point. Les suivants de quelques pieds seulement et fatigué de sa marche depuis sa ferme, Cleden décide d'interpellé ces deux personnes, malgré qu'il sache que leurs réactions ne seront pas forcément selon ses attentes.

Il s'approche alors rapidement des deux fuyards puis commence à parler d'une voix rauque et essoufflé se tenant le côté gauche, portant toujours son panier et sa faucille aussi brillante que le soleil d'un été brûlant. 

- Hé oh! Vous deux là! Attendez-moi s'il vous plait! Je suis comme vous! Je cours pour ma vie! Je n'ai pas envie que ces sales Romains nous mettent la main dessus! Continuons vers les territoires au nord, nous devrions être en sécuri...

Cleden s'arrêtera nette, remontant son regard vers le grand homme blond, reconnaissant en effet celui-ci, il se mit à le saluer majestueusement et lâchera un sourire presque nerveux mais aussi sérieux que ces paroles.

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Re: Le blessé royal (Solo)

Message  Maeva le Ven 2 Fév - 18:46

Sur l'effet de l'adrénaline, sa peur se volatilisa en une pressante envie de fuir. Ce n'était qu'une question de temps avant la patrouille romaine retrouve leur Centurion assassiné. En fait, ils avaient à peine quelques minutes pour monter en selle et partirent au grand galop. Tenant toujours la main du roi, Maeva venait d'à peine d'atteindre sa monture quand un inconnu sortit du sous-bois très essoufflé et apeuré. Par réflexe, Ambiorix pointa son épée vers lui, le regard en méfiant et la moue  féroce.

-Hé oh! Vous deux là! Attendez-moi s'il vous plait! Je suis comme vous! Je cours pour ma vie! Je n'ai pas envie que ces sales Romains nous mettent la main dessus! Continuons vers les territoires au nord, nous devrions être en sécuri...

L'inconnu, qui semblait être un fermier, vu la faucille qu'il tenait dans sa main, s'interrompit net et fixa le Roi d'un sourire nerveux. Le guerrier royal comprit que l'étranger l'avait reconnu et bien qu'il s'agissait d'un Celte, l'idée que c'était un espion à la solde des romains lui traversa l'esprit. Son regard s'assombrit, il s'apprêta à refuser catégoriquement,mais une main délicate se posa sur son bras lever et Maeva le devançant en disant doucement:

-Aujourd'hui, j'ai risqué ma vie pour sauver la vôtre. Alors, je vous demande d'accepter qu'il nous accompagne. Il est l'un des nôtres et il est en danger, tout comme nous...

Le roi eut un regard surpris, puis plongeant dans ses yeux émeraudes, qui semblaient tolérés aucun refus concernant sa requête, le visage d'Ambiorix se radoucit. Il eut un très court silence, puis d'un soupir, le gaulois rengainant son arme en répondant morose:

- Ce n'est pas la vie d'un fermier qui va rembourser la dette que j'ai envers toi, mais soit...Ambiorix tourna son regard bleu et perçant vers l'inconnu en ordonnant:
-Prend ce cheval et accompagne-nous. Surtout, ne traine pas.

Sans autre mot, le roi se tourna vers la guérisseuse, la hissa comme une plume sur sa  monture et il monta en arrière de Maeva. D'un coup de talon, ils partirent au grand galop, laissant Cleden en arrière avec le cheval de la Dame blanche qui commençait à hennir d'inquiétude. Les romains venaient de sortir de la cabane abandonnée et c'est in extremis que les trois fugitifs réussirent à s'enfuir sans se faire attraper, s'enfonçant dans la forêt en direction de l'Ourthe.


 Frigorifiée et tremblante, la jeune femme se prit à se blottir contre le torse fort du cavalier blessé, tout en protégeant son visage fin de ses mains des branches qui la fouettaient sans pitié. Leur course hors d'haleine ne s'arrêta seulement quand Ambiorix jugea qu'ils étaient hors de danger, voire une demi-heure après leur fuite. L'adrénaline retombée, le roi ressentait à nouveau la brûlure de sa blessure, mais le contact de la belle lui fit du bien. D'un profond soupir, il resserra ses bras autour de sa taille, tandis qu'il riva ses yeux limpides vers l'autre Celte qui avait réussi suivre son rythme. Soutenant ce regard vert, dénudé de méchanceté, Ambiorix demanda calmement:


-Qui es-tu et pourquoi étais-tu  à proximité de cette cabane?


À en juger à son panier, il devinait que c'était pour faire la cueillette,mais il tenait à en avoir le coeur net. Un seul mensonge et Ambiorix serait implacable. Quant à Maeva, elle ouvrit doucement les yeux pour dévisager l'agriculteur avec attention.

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Re: Le blessé royal (Solo)

Message  Maeva le Mer 7 Mar - 21:59

hrp: N'ayant malheureusement pas de nouvelles de Cleden, je vais continuer ce rp en solo.


L'inconnu n'eut pas le temps de répondre aux questions du roi qu'un pilum passa à quelques centimètres de son visage pour venir se planter dans un tronc d'arbre. Ambiorix leva aussitôt les yeux vers une autre patrouille qui arriva à leur gauche. L'infanterie romaine ne perdait pas de temps! Serrant fortement la bride, l'Éburon ordonna:

-Séparons-nous, nous allons avoir plus de chance de les semer. Bonne chance!

Sans autre mot, il fit tourner leur monture et ils partirent au grand galop vers le nord pour semer les romains qui s'étaient divisés pour les poursuivre. Quant à Maeva, elle s'accrochait de toutes ses forces au vêtement du roi pour ne pas tomber. Son sang fit un tour, elle se sentait glacée par la terreur et la seule chose qu'elle pouvait faire c'était de prier les Dieux pour qu'ils réussissent à s'enfuir. Fermant les yeux, la guérisseuse sentait la chaleur de l'homme contre elle et pendant une fraction de seconde Maeva se sentit en sécurité. Malheureusement,  elle savait qu'il en était rien. Les Romains les poursuivaient toujours...

-Ils se rapprochent...connais-tu un endroit où  nous cacher? Demanda Ambiorix à l'oreille de la druidesse qui ouvrit les yeux.   Le cœur battant, son attention se riva vers l'horizon boisé et enneigé, puis plissant le regard, elle aperçut une crevasse rocheuse entre les arbres.

-Là! Souffla Maeva en pointant du doigt la grotte presque invisible à l'oeil. D'un sourire satisfait, le roi tira brusquement la bride et le cheval n'eut d'autre choix que de s'enfoncer dans la forêt. Il chevauchait tellement vite que la jeune femme avait l'impression qu'ils volaient. La voix de l'ennemi devint plus lointaine, signe qu'ils prenaient de la plus à les suivre. Ambiorix se pencha un peu plus vers l'avant, Maeva se retrouva le torse contre la selle et ils piquèrent en flèche jusqu'à la grotte.


En silence, ils y entrèrent et ils attendirent. Les yeux émeraude de Maeva s'abaissèrent sur le tapis de neige qui révélait leurs traces. Au fond d'elle-même, la jeune femme espéra très fort que les légionnaires passent leur chemin sans remarquer leur cachette. C'est alors qu'elle sentit le bras fort de l'homme derrière elle la serrer contre lui.


Malgré qu'elle gardait le regard rivé vers l'extérieur, Maeva sentit une douce chaleur submerger son bas ventre, quelque chose qu'elle n'avait encore jamais ressentit. Rougissante, elle chassa aussitôt ce plaisir inapproprié, tout en décollant légèrement son dos fin du torse musclé et blessé. La blessure! Retrouvant son sang froid, elle voulut se tourner, mais le roi l'en empêcha, la maintenant contre lui. Des hennissements de chevaux se firent entendre, la patrouille romaine passa dans les sous bois... sans les voir.
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Re: Le blessé royal (Solo)

Message  Maeva le Lun 19 Mar - 22:26

Elle sentit alors un souffle chaud lui frôler la nuque, la jeune femme soupira doucement et elle ferma les yeux, savourant un frisson de plaisir lui parcourir l'échine. De toute sa vie, elle n'avait jamais été aussi proche d'un homme et il était loin d'être quelqu'un d'ordinaire.


 C'était un roi...et en cet instant, il la serrait contre lui. Oubliant une fraction de seconde le danger, elle sentit ses joues rougirent et elle faillit se lover davantage sur ce torse fort et invitant, mais un raclement la retint de justesse. Le bruit de gorge venait du fond de la grotte et à vrai dire, il en avait plusieurs. Se raidissant à nouveau, elle ouvrit les yeux  tandis qu'Ambiorix fit tourné son cheval vers des hommes qui se tenaient cachés, les armes dégainés. Il y eu un silence, puis un éclat de rire.

-Alors, ça! Mon roi, vous avez bien faillis vous faire écorché vif! S'exclama un guerrier qui avança vers eux, la blondeur de ses cheveux étaient presque blanc et sa moustache était bien taillée. Le reconnaissant, Ambiorix se détendit et il sourit à son tour.

 
-J'aurais préférer me faire écorché vif par toi que par les romains. Encore une fois, nous avons réussi à échapper à leur traque.
-Certes, mon roi, mais j'espère que nous allons pouvoir revenir chez nous sans nous faire prendre. Répliqua le gaulois d'un ton sérieux et sombre.
-Chaque chose en son temps, Atertos. Répondit le roi fatigué en débarquant de sa monture. Oubliant sa blessure, il entoura la taille de la jeune femme qui l'accompagnait pour l'aider à descendre.

Il y eu un silence tandis que les regards des hommes se rivèrent vers Maeva qui ne savait comment réagir. Elle détestait être le centre d'attention, surtout en cet instant, où elle était gelée et épuisée. Voyant une lueur lubrique briller soudain dans les yeux de plusieurs de ses hommes, Ambiorix dit d'un ton ferme:

-Cette femme m'a sauvé la vie, alors aucun d'entre vous n'allez la toucher ce soir. La druidesse Maeva est sous notre protection.

Il y a eu un silence surpris, puis les traits voraces devinrent respectueux et courtois. Atertos avança d'un pas et il vint mettre un genou à terre. Soutenant le regard émeraude de Maeva, il dit solennelle:

-Prêtresse, vous avez sauvé la vie de mon roi. Ma vie et celle de mes frères d'arme est vôtre, ainsi que nos armes.

Tous ici présent savaient que les druides avaient un pouvoir bien plus important conféré par les Dieux que la souveraineté. Maeva connaissait la science naturelle et elle avait des visions propres aux ovates. Une magie ancienne appartenant aux éléments coulait dans ses veines; elle ignorait encore toute son étendue. Timide, la guérisseuse eut un doux sourire.
- Merci...je...

Un grand corps l'interrompit en s’affaissant contre elle. C'était Ambiorix qui venait de faiblir due à sa blessure qui avait recommencé à saigner abondamment. Pâle, la jeune femme tenta de le maintenir, mais elle s'écroula au sol avec le roi sur elle. Atertos se précipita pour l'aider, ainsi qu'un autre homme et ils soulevèrent Ambiorix pour l'amener proche d'un feu allumé au plus profond de la grotte. Une main se tendit vers la druidesse, elle la prit sans rechigner et le souffle court, elle ordonna:

- Faites chauffer de l'eau. Votre roi a besoin de soins.

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Re: Le blessé royal (Solo)

Message  Maeva le Mar 20 Mar - 15:10

-Argh...si ce maudit César n'avait pas rappliqué,  nous aurions gagné contre Quintus Cicéron.
-Ouais, ça aurait été toute une victoire! Aussi grandiose qu'à Aduatuca...le regard d'Atertos s'assombrit et son visage se fit très triste. Tant des nôtres sont morts...

Il y eu un silence funeste, les hommes fixèrent les flammes. Un des leurs avait réussi à les retrouver pour leur annoncer que César et ses légionnaires avaient dévasté leur pays et leur peuple avait soit été exterminé, ou mis en esclavage. Une grande défaite qui allait marqué l'histoire des Celtes à jamais. Heureusement, d'autres continuaient à résister et Atertos avait entendu parlé d'un certain Vercingétorix chez les Avernes.
 

Comme Ambiorix, cet Arvene avait réussi à rassembler de nombreuses tribus contre les Romains. Atertos soupira de tristesse et son regard bleu se riva vers son roi qui luttait à présent contre la mort.  Il ne savait pas encore ce qui c'était passé et il allait sûrement être dévasté par cette terrible nouvelle. En plus leur second roi Catuvolcos s'était empoissonné avec du d'If, étant trop vieux pour continuer cette guerre...Hélas, les victoires des Éburons était à présent chose du passé.

-Voilà...il est à présent entre les mains des Dieux. souffla doucement Maeva qui vint nouer le torse d'Ambiorix. Celui-ci grogna de douleur, sa peau transpirait due à la fièvre. Cette poursuite avait empiré son cas et la guérisseuse craignait le pire, mais au moins, elle avait refermé à nouveau la plaie et elle avait ce qu'il faut pour le soigner.  Maintenant, ils pouvaient qu'attendre son rétablissement ou qu'il meurt, elle ne pouvait rien faire de plus, sauf veiller à désinfecter la plaie et à lui faire boire des tisanes.

Se levant, la brunette se releva et elle tourna son attention vers les hommes qui sortirent de leur mutisme pour la contempler. Cela faisait longtemps qu'ils n'avaient vu de femmes et cette guérisseuse était loin d'être laide. Au contraire, elle était magnifique et désirable, ce qui en rendait plusieurs fébrile. Quant à Maeva, elle ne se sentait plus en sécurité auprès d'eux, malgré la promesse d'Artertos. Ambiorix  l'aurait protégé, mais blessé comme il était, rien n'était certain. D'ailleurs, son cœur saignait aussi pour les Éburons, si elle avait vécu dans l'un des Oppidums du pays, elle serait devenue une esclave. Heureusement, son gîte avait été construit au tréfonds de la forêt, peu de gens s'y aventuraient.

-Viens boire avec nous, Maeva. Tu le mérite! Dit alors la voix grave d'Artertos en l'invitant à s'asseoir à ses côtés, une bouteille de cervoise à la main. Ne voulant pas dormir, Maeva acquiesça en silence et elle s'assit sur une roche proche de l'Éburon. Celui-ci lui sourit tendrement en affirmant:


-J'avais une fille aussi jolie et belle que toi. Elle n'était pas prêtresse, mais barde. Elle jouait divinement bien.


 À ce souvenir, son regard s'attrista un peu plus et il but une longue gorgée d'alcool.


-Que s'est-il passé? Demanda Maeva qui regrettait d'avoir poser cette question. Artertos fixa un instant le feu et il répondit rauquement:


-Elle est morte à tout récemment avec sa mère. Elles se sont ôtées la vie, comme je leur ai demandé. Je n'aurais pas toléré qu'elles deviennent des esclaves, et elles non plus.

-C'est mieux ainsi, Artertos...elles sont maintenant dans l'Autre monde, avec Lug. Répondit un autre guerrier ému. Arteros acquiesça doucement de la tête, mais ses yeux restèrent secs.


- Oui, c'est mieux ainsi...


Maeva eut plus du mal à se contenir, ses joues étaient humides de larmes. Cette triste conversation lui rappelait la mort de ses parents. À présent, c'était son peuple qui n'existait plus. Le vide était très douloureux, indescriptible.


-Je suis désolée...murmura-t-elle en détournant son attention vers les flammes. J'ai...j'ai aussi perdu des gens qui me sont chers, mais les Dieux n'ont pas su les protéger. À présent, ils n'ont pas su protéger notre peuple...


Écoutant ces paroles, les guerriers baissèrent la tête, la défaite pesait lourdement sur leurs larges épaules. Leur avenir était incertain, ils avaient tant perdu. C'est alors que la voix claire et déterminée de la jeune femme se fit entendre, leur redonnant un peu d'espoir.


- Je promets de sauver notre roi. En cela, aucun romain ne pourra m'en empêcher. Il demeurera un symbole pour tous ceux qui voudront tenir tête à Rome.

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Re: Le blessé royal (Solo)

Message  Maeva le Sam 14 Avr - 21:28

Cette parole, elle l'avait dit spontanément, mais pendant un court instant, les guerriers virent en elle une reine. Il y avait quelque chose de magnifique et de digne dans sa posture et ainsi que dans le ton de sa voix qui leur redonnèrent du courage et de l'espoir. Cet instant d'admiration fut interrompu par Maeva elle-même qui se leva pour veiller sur le roi, et ce, jusqu'à son rétablissement. Pendant les jours qui suivirent, la jeune femme dormit peu, trop préoccupée part le sort d'Ambiorix. C'était comme si sa destinée était étroitement liée à la sienne et que s'il advenait à mourir, Maeva ne pourrait s'en remettre et ne se sentirait aucunement en sécurité. La jeune femme sentait de plus en plus les regards insistants des hommes sur elle. Cela faisait longtemps qu'ils n'avaient pris de femme et enfermer dans cette grotte, avec une telle tentation, ils commençaient à devenir fébriles. C'est pour cela que Maeva se tenait le plus éloigner d'eux que possible et si elle devait manger, elle restait proche d'Artertos jusqu'à temps qu'il se permettre de lui caresser discrètement la cuisse en soufflant:


- Tu sais, si notre roi meurt, il va te falloir un protecteur...
-Merci de cette proposition, mais ma dague me suffit. Avait-elle répondu sèchement en montrant son arme. Le guerrier avait compris l'avertissement, et se souvenant de sa promesse, il avait aussitôt retirer sa main d'un air un peu honteux. Depuis, Maeva ne lui avait plus adressé la parole et elle se collait le plus possible contre le roi durant la nuit, dormant d'un seul œil, sa dague contre elle. L'idée de fuir était très tentante, mais les patrouilles romaines étaient partout et elle savait que s'ils la trouvaient, elle serait réduite comme esclave, alors la guérisseuse préférait de loin rester auprès de ses compatriotes et se faire discrète jusqu'à la guérison du roi. D'ailleurs, elle restait principalement pour lui, car elle avait fait la promesse de le sauver.

 C'est avec dévotion qu'elle changea ses pansements, lui fit boire des tisanes et épongea son front bouillant de fièvre. Ambiorix parlait souvent dans son sommeil, mais ces paroles étaient des marmonnements incompréhensibles et parfois il gémissait de douleur. Les hommes commençaient à  douter qu'elle allait pouvoir le sauver, les conversations devenaient hostiles, certains commençaient à débattre sur qui serait leur nouveau chef. Têtue, Maeva fit la sourde d'oreilles, mais elle ne pouvait ignorée le battement accéléré de son cœur et la peur croissante dans ses veines. Qu'allait-elle devenir si Ambiorix mourrait?

 À cette question, elle leva lentement les yeux vers les hommes et elle croisa le regard de l'un d'eux. La voracité qu'elle lut dans ces yeux bruns la fit frémir et elle détourna aussitôt le regard sur son assiette en bois vide. La nourriture aussi manquait, et bientôt, les hommes allaient devoir partirent pour la chasse. Elle espérait pouvoir rester enfin seule avec le roi, mais elle savait  la chose impossible, la grotte devait être gardée. Or, ce fut l'homme qui l'avait dévisagé avec voracité qui se proposa de rester, tandis que ses compagnons partirent défouler leurs pulsions pour une chasse au sanglier ou encore mieux, au cerf. Sentant la présence de l'homme, Maeva fit l'indifférente tandis qu'elle préparait le traitement du roi. Or, ce ne fut pas long que le guerrier fut derrière elle, elle sentit deux grandes mains se plaquées sur ses hanches sensuelles. Devant ce contact intime, elle se raidit et elle tenta de se dégager, mais l'homme la retint contre lui et embrassant sa nuque, il murmura à son oreille:


-Non, ma belle...je n'en peux plus, alors je te conseille d'être gentille, sinon, je te prendrai de force.

-J'ai...j'ai une arme...souffla-t-elle le regard étincelant de fureur, mais elle resta paralysée par ces mains audacieuses qui vinrent relever sa jupe. L'homme cessait son mouvement et d'un rictus, il prit l'arme en question pour la lancer plus loin. Profitant de cet éloignement, Maeva lui donna un violent coup de coude dans le ventre et se défaisant de sa prise, elle partit à courir pour chercher son poignard, mais le guerrier vint la saisir par les cheveux, Maeva poussa un cri de douleur et elle se fit projeter à terre.  Le souffle court, elle eut à peine le temps de reprendre ses esprits que déjà une masse d'homme s'allongea sur elle pour lui voler un baiser gluant. La panique se changea en une rage méconnue, Maeva se transforma en une véritable tigresse et elle se prit à se débattre comme une furie. Griffant et donnant des coups, l'homme eut du mal à la maitriser et même ses gifles ne purent la calmer.

-Calme-toi, femme! Ragea le guerrier qui se saisit des bras de Maeva par-dessus de sa tête pour la maintenir sous sa domination. Le visage rouge, déformé par la colère et l'indignation, elle siffla:
-Autant mourir! Tu bafouille la promesse faite à ton roi!
-Il n'est plus mon roi..et toi, je vais te faire mienne, que ça te plaise ou non!
-Non! Lâche-moi! NON! Hurla à plein poumon Maeva en se débattant tandis que l'homme la força à écarter les jambes. Maeva commença à sentir la détresse l'envahir ainsi que la vulnérabilité. L'homme allait gagné et elle se sentit soudain très vulnérable. Pourquoi n'avait-elle pas pu mieux se défendre? Elle aurait du se retourner et le  pourfendre, mais le fait qu'il soit de son peuple l'en avait empêcher. Une erreur qui allait lui coûter sa virginité....elle avait espéré l'offrir à l'homme qu'elle aimait, et non point ainsi, forcée et brutalisée... Fermant les yeux, la guérisseuse inspira en attente que l'inévitable se produise, mais cela n'arriva jamais.


Dernière édition par Maeva le Dim 15 Avr - 12:14, édité 5 fois

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Re: Le blessé royal (Solo)

Message  Maeva le Dim 15 Avr - 11:54

À la place, une épée se posa sur la gorge de l'homme et une voix glaciale souffla:

-Alors, je ne suis plus ton roi, Denzelos?

L'agresseur s'était figé net et lentement, il leva les yeux vers Ambiorix. Celui que Denzelos croyait agonisant était à présent debout et son regard était loin d'être vitreux, au contraire, il était enflammé par la fureur. Les cheveux en broussaille et l'encolure de sa robe déchirée, Maeva écarquilla les yeux en le voyant ainsi, beau et menaçant, même la maladie n'avait rien enlevé de sa majesté. Son cœur se mit à battre précipitamment, mais cette fois, d'un sentiment très intense et étouffant.  Elle avait l'impression que sa poitrine allait explosée et cela la bouleversa. Oubliant ce qu'elle venait de vivre, elle dévisagea éperdu Ambiorix qui soutint le regard de Denzelos qui se savait désormais condamné. Au même moment, des rires se firent entendre qui s'interrompirent en un silence de mort. Les guerriers étaient revenus de la chasse et entrant dans la grotte, tous restèrent coi devant la scène qui se déroulait devant leurs yeux. Artesto pâlit, mais il fut le premier à s'agenouiller.

-Mon roi...

Les autres lâchèrent le cerf qu'ils avaient chassé et firent de même. Il y eu un silence tandis  qu'Ambiorix leva un regard imposant à leur adresse.

-Je vous avais confié Maeva, celle qui m'a encore une fois sauvé la vie et voilà comment vous la remerciez? En la laissant sous la protection d'un traitre? Je te croyais plus vigilant, Artertos.


Celui-ci pâlit un peu plus et d'une voix basse, il répondit:

-J'avais confiance à Denzelos, majesté...
-Moi aussi, mais il a non seulement bafouillé ma confiance, mais il a osé renier ma souveraineté. J'ai déjà condamner pour moins que ça, n'est-ce pas...Denzelos?


Ambiorix avait baissé impérieusement les yeux vers le concerner. Celui-ci était devenu livide, mais s'étant éloigné de Maeva, il s'était aussi agenouillé et soumis, il avait baissé la tête en osant répondre:

-Je vous croyais proche de la mort et il est très difficile pour un homme de ne résister à une telle femme...
-TU N'AS AUCUNE EXCUSE! Rugit soudain Ambiorix dont le ton fit glacé le sang de ses guerriers, dont celui de Maeva. La rage semblait être la seule chose qui le maintenait debout et Maeva n'osa pas l'en privé par de douces paroles. Au contraire, elle était pétrifiée devant cet homme grandiose qui émanait à lui seul toute la violence guerrière de Nuada. Cette fois, Denzelos trembla de terreur, mais au lieu de supplier, il baissa un peu plus la tête, attendant sa condamnation. Un guerrier gaulois ne suppliait pas, il assumait ses actes jusqu'à la mort. Ambiorix riva alors son regard bleu vers Maeva qui le fixa pâlement. Sa tignasse brune tomba en mèches rebelles sur ses épaules dénudées, l'encolure de sa robe dévoilait sa poitrine ronde et pleine, et ses joues étaient très rouges, l'empreinte des gifles marquaient encore sa peau blanche.

-Je-te-condamne-à-mort-pour-avoir-violenter-celle-que-tu-m'as-juré-de-protéger...Articula lentement Ambiorix en dévisageant pâle de colère le coupable qui devint livide comme un linceul. Denzelos ferma les yeux et tenta de se détendre pour affronter son destin. Sans pitié, l'épée fut levée et la tête tranchée. La guérisseuse retint un petit cri et elle détourna les yeux du décapité. En cet instant, elle se sentit défaillir, mais la voix du roi la força à se ressaisir.

-Est-ce qu'un autre homme t'a porté préjudice, Maeva? Demanda Ambiorix à son adresse. Le sang de Maeva fit un tour et se retenant de jeter un coup d'oeil à Artertos, elle répondit sans hésitation en levant son regard émeraude:

-Non, majesté. Vos autres hommes ont respecté leur parole et vous ont resté loyaux.

Ambiorix acquiesça, tout comme les guerriers, tandis qu'Artertos leva un regard remplit de reconnaissance vers Maeva. Elle venait de lui sauver la vie, nul doute qu'il aurait péri comme Denzelos si elle avait avoué son léger attouchement. Soudain étourdi dû à l'effort, le roi ferma  les yeux, mais il n'avait pas l'intention de s'évanouir à nouveau. Il avait combattu la mort, il n'était pas prêt de la retrouver d'aussitôt.
 

-Enterrer sa dépouille.
Ordonna Ambiorix froidement à ses hommes qui n'osèrent lui désobéir. Pendant qu'ils portèrent le cadavre, Maeva se leva avec peine, tout en essayant de replacer sa robe. La jeune femme sentit alors le regard du roi sur elle, puis une main lui caresser sa joue meurtrie. Lentement, elle leva les yeux pour croiser ceux d'Ambiorix qui la dévisageait d'un air désolé.

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