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Le blessé royal (Pv Cleden)

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Le blessé royal (Pv Cleden)

Message  Maeva le Ven 3 Nov - 14:22

La tempête faisait gronder le sol, la pluie fouettait sa peau, et les arbres se déchaînaient autour d'elle. On aurait que les Dieux livraient batailles, et chaque pas lui était pénible, mais elle avançait, malgré le froid, malgré le vent...Maeva cachait son visage de son bras, et elle tenait de l'autre sa trousse de cuir. Un guerrier était venu l'avertir que son maître était blessé et avait besoin d'urgence de soins, au risque de mourir de ses blessures. Malgré la distance à parcourir, la jeune femme avait accepté sans la moindre hésitation, consciente qu'elle était la seule guérisseuse dans les environs.
 
Montant derrière le cavalier et ils avaient parcouru plusieurs milles avant de croiser une patrouille romaine, qui à leur grand effarement, les avait aperçu. Aussitôt, le guerrier avait entouré sa taille pour la mettre en face de lui, sa longue barbe noire perlait d'eau et son regard bleu, aussi foncé que la mer celtique, luisait de peur.

 
-Si j'en crève, continue toujours vers l'est, tu trouveras une hutte abandonnée. Il s'y trouve...

Frigorifiée, Maeva acquiesça en silence, morte de d'effroi, mais elle ne laissa rien paraître. Le cheval fonça au grand galop, les romains les poursuivirent sans relâche, des flèches furent tirés.  Soudain, le celte noir poussa un râle et avec terreur, Maeva vit une flèche transpercée sa gorge bord en bord. Aussitôt, guider par un instant de survit infaillible, la jeune belge prit les reines et se penchant, elle garda l'agonissant contre elle pour se protéger des flèches, tout en se dirigeant dans les profondeurs dans la forêt.

Suffisamment loin des poursuivants, Maeva débarqua de la selle et elle laissa le cheval s'enfuir avec le mort. Prompte, les membres gelés et le souffle court, elle se cacha dans la broussaille, les romains passèrent devant elle sans la voir, suivant le cavalier qui était déjà loin.  Suivant de son regard vert ses hommes en armures et aux casques en crête rouge, la celte attendit quinze longues minutes avant de se permettre de sortir de sa cachette. La tempête faisait toujours rage autour d'elle, mais un homme avait perdu la vie pour son maître. Elle devait lui faire honneur...Déterminée, elle releva sa jupe et se dirigea vers l'Est, vers la hutte abandonnée. 


Dernière édition par Maeva le Ven 2 Fév - 18:19, édité 2 fois
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Re: Le blessé royal (Pv Cleden)

Message  Maeva le Lun 13 Nov - 21:54

Enfin, elle voyait la hutte au-delà du blizzard d'eau...combien de temps avait-t-elle marché? En fait, Maeva l'ignorait, mais cela n'avait aucune importance. En cet instant, seul comptait de retrouver ce blessé. Pour qu'un homme se soit sacrifié pour lui c'est qu'il devait être important, mais Maeva n'accorderait de la valeur qu'à la force du cœur, et non point au titre.

Les vêtements et les cheveux détrempés, la jeune femme réussit enfin à atteindre la porte, la forêt était silencieuse et elle fut soulagée d'entendre rien d'autre que le chant du rossignol et le bruissement de ruisseau. Les romains ne l'avaient pas suivi, ils étaient à présent très loin et elle, hors d'atteinte. Lentement, elle ouvrit la porte et entra. Un homme de grande stature était allongé sur le lit, et bien que musclé tel un Dieu, son ventre était pansé et beaucoup de sang y coulait. Ouvrant les yeux, il eut aussitôt le réflexe de poser sa main sur son arme à ses côtés. Voyant son geste, la jeune armoricaine ferma la porte et d'une voix douce, elle murmura pour le rassurer:

-Ne craint rien, je viens pour te soigner.
Il y eu silence et enfin, l'homme murmura d'une voix faible:

- Approche femme...je te vois mal...

Sans obstiner, Maeva s'approcha de l'étranger et malgré ses membres frigorifiés, elle entreprit d'ouvrir sa trousse en cuir pour y sortir ses outils chirurgicales qui se limitaient à du fil, des pommades, des aiguilles propres et des bandes de tissus rêches.  Ceci fait,  elle croisa le regard céruléen. L'homme était très beau et très viril, ses joues rougirent malgré elle. Par sa blondeur, Maeva était convaincue qu'il s'agissait d'un gaulois.

-Quel est ton nom, toute belle?
-Maeva...et toi?
-Ambiorix...
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Re: Le blessé royal (Pv Cleden)

Message  Maeva le Dim 17 Déc - 19:00

Quand elle entendit ce prénom, son cœur manqua un battement. Son regard émeraude s'écarquilla de surprise et ses mains se serrèrent légèrement sur la table.
 

-Ambiorix? Le...le roi Ambiorix? bafouilla-t-elle d'une voix une peu faible tout en fixant l'inconnu, qui même blessé, possédait une prestance royale. En guise de réponse,  l'homme acquiesça d'un sourire.
 

-Votre Majesté! répondit aussitôt la guérisseuse en se mettant à genoux. Jamais de sa vie elle n’aurait cru possible de se retrouver en présence d'un roi, surtout d'un tel roi. Sa légende guerrière s'étendait au-delà des frontières, il avait vaincu à maintes reprises les Romains. Ambiorix était l'un des dirigeants les plus redoutés et les plus admirés et elle, Maeva, se trouvait en face d'un tel homme. Une grande main vint lui saisir doucement le menton, elle releva la tête pour croiser son regard bleu, saisissant.
 

-Pour aujourd'hui, jusqu'à mon entière guérison, je serais qu'Ambiorix. Tu devras rester ici, et me soigner. Sortir serait trop dangereux, les Romains rôdent et il ne faut surtout pas qu'ils apprennent où je me suis caché.
-Je ferais selon votre volonté, Ma...Ambiorix. Répondit Maeva d'un air digne qui la rendit encore plus belle. Le sourire du roi s'élargit, une lueur de désir brilla au fond de son regard clair, ce qui n'échappa pas à la guérisseuse, dont les joues s'empourprèrent. Qu'est-ce qu'il lui ferait une fois guéri? Elle ressentit alors un frisson très agréable lui parcourir l'échine.
 

-Soigne-moi, Maeva...je souffre le martyre...souffla la voix grave qui la ramena à la réalité. Le regard vert le dévisagea soudain avec inquiétude et la main douce se posa sur le front large, perlant de sueur.
-Que s'est-il passé? Demanda la belle en posant ses yeux sur son flanc, pansé maladroitement.
 

Le roi soupira de douleur et il expliqua brièvement:
 

-Des Romains nous ont pris en chasse et nous nous sommes battus, mais ils étaient supérieurs en nombre. L'un d'eux m'a fendu de son épée, mais la blessure est peu profonde, bien que j'ai perdu beaucoup de sang...mes hommes m'ont apporté ici et ils sont allés faire diversion pour me protéger. Aucun n'est revenu...
 

Cette explication lui rappela le guerrier courageux qui était venu la chercher et qui était mort pour la protéger, elle et son maitre. La jeune femme eut un regard triste et elle murmura:
 

-Je suis désolée. Je tâcherais qu'ils ne soient pas morts en vain.
-Merci...je t'en serais redevable.
 
Sur ce dire, elle prépara le nécessaire pour soigner le blessé, qui ne la quitta pas du regard. Non seulement elle était belle, mais elle était courageuse, le genre de femme qui intéressait le roi au plus haut point.
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Re: Le blessé royal (Pv Cleden)

Message  Maeva le Jeu 28 Déc - 22:29

Lentement, elle recousu la plaie, tandis que le roi serra fortement entre ses dents un morceau de cuir. La sueur perlait sur son front, il grogna de douleur, ses mains serrèrent fortement le drap. La guérisseuse resta malgré tout concentrer, rapprochant minutieusement les lèvres de chaire, refermant la balafre avec minutie.

-Il en reste peu.souffla-t-elle en jetant un coup d'oeil au blessé qui hocha sèchement la tête, mordant plus fortement le cuir. Sa respiration était haletant, son visage exsangue, le regard fiévreux. Enfin, Maeva  fit le dernier point de suture. D'un profond soupire, elle vint s'essuyer le front du revers de son bras en affirmant soulager:

-C'est terminé...elle releva les yeux vers Ambiorix qui s'était évanouie. La jeune femme vint caresser sa joue humide et rapeuse de barbe, puis elle reprit le morceau de cuir qui se trouvait toujours dans la bouche du roi. En cet instant, il ressemblait plus à un petit garçon vulnérable qu'à un grand guerrier légendaire. Le cœur de la jeune femme en fut émue, elle sourit doucement, tout en venant mettre de la pommade de consoude sur la blessure refermée finement. Avec des soins, cette longue balafre allait guérir bien et rapidement.  Satisfaite, mais épuisée, la jeune femme pansa la plaie, puis elle alla désinfecter son aiguille pour enfin la ranger dans sa trousse médicale. Il ne restait plus qu'à préparer une décoction  d'orties.

Soupirant profondément, Maeva alla s'asseoir proche du feu, veillant à brasser de temps à autre l'herbe séchée. La jeune femme se prit alors à fixer le fond de la marmite qui se mit à vaguer doucement. Fronçant les sourcils, la prêtresse se pencha et aperçu des silhouettes dans l'eau bouillante...deux silhouettes enlacées. Coite, Maeva fixait cette étrange prémonition, des ombres de l'avenir qui n'existaient pas encore...elle eut du mal à voir qui ils étaient, mais les amants semblaient s'aimer avec une passion qui fit rougir ses joues pâles.  Soudain, un coup de vent fit ouvrir les volets de la fenêtre, Maeva sursauta de peur, faisant décrocher son regard émeraude de cette vision sensuelle.

Le cœur battant, elle se leva promptement pour fermer la fenêtre, puis elle revint près du feu. Mis à part les bulles remontant à la surface, l'eau était redevenue normale.Avait-elle rêvé? Non...les Dieux lui avaient montrer l'avenir, mais était-ce le sien? Rien n'était certain...la jeune femme soupira et sans plus attendre, elle versa la décoction dans un gobelet en bois et le déposa sur une petite table proche du malade. C'était encore trop chaud, mais tout à l'heure, il allait devoir en boire quelques gorgées. La guérisseuse se permit de s'asseoir un instant et après avoir recouvert le corps massif d'une couverture en laine, Maeva s'endossa contre sa chaise. Progressivement, le sommeil la gagna à son tour et oubliant la tisane, elle s'endormit profondément...
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Re: Le blessé royal (Pv Cleden)

Message  Maeva le Lun 22 Jan - 13:18

Un bruit la fit se réveiller en sursaut. Maeva ouvrit les yeux et un peu endormi, son regard balaya la chambre à la recherche de ce qui l'avait dérangé. Or, un homme se tenait debout à la fenêtre, la charpente à peine ouverte, et il observait attentivement l'extérieur. La guérisseuse faillit prendre peur quand soudain elle se souvint du blessé qu'elle avait soigné la veille. Oubliant son identité, c'est-à-dire qu'il était roi, elle se leva d'un bond en s'exclamant:

-Que faites-vous debout? Par Diancecht, retournez au lit! Vous êtes encore...
-Chut! Interrompit le gaulois en tournant son regard d'azur vers elle. Une lueur d'inquiétude brillait au fond de cette toile captivante et ainsi réveillé il était encore plus beau que la veille, même si son teint était encore pâle. Les rayons du soleil  du matin vinrent rehausser la blondeur de sa chevelure détachée, cela donnait envie de la caresser, mais bien sûr, Maeva était trop chaste pour cela. D'ailleurs, qui était-elle pour rechercher l'affection d'un roi?

Sur cette pensée, elle sentit ses joues rougirent, mais la druidesse réussit à garder une certaine contenance tandis qu'Ambiorix lui fit signe d'approcher en silence. Fronçant les sourcils, la Belge s'avança à son tour vers la fenêtre, le bras de l'homme vint alors entourer sa taille. Cela  provoqua un mouvement de recul de la part de Maeva, mais indifférent, le roi la garda contre lui en chuchotant fermement:

-Ce n'est pas moi que tu dois craindre, mais eux. Regarde dans les sous-bois.

D'un air interrogatif, la jeune femme riva son attention vers la mince embrasure et à son grand effroi, elle aperçut une patrouille romaine qui approchait de la cabane. Ils étaient à plusieurs mètres, mais Maeva pouvait apercevoir leurs armures scintillantes et leurs casques de crête rouge. Son cœur manqua un battement et pâle, elle tourna un regard terrifié vers le gaulois qui la dévisageait.

-Qu'allons-nous faire? demanda-t-elle d'une voix apeurée. Comme pour la rassurer, Ambiorix caressa tendrement sa joue et d'un sourire confiant, il répondit brièvement:

-S'enfuir. Seul et blessé, je ne peux pas les combattre.

Sans plus d'hésitation, Maeva acquiesça et s'éloigna du guerrier pour prendre sa trousse de soins et pour mettre rapidement sa cape sur ses épaules. Elle se rendit alors compte que le roi n'avait pas mis l'ombre d'une chemise. Elle eut à son égard un regard chargé de reproche, mais ce n'était pas le moment de le réprimander.  Déposant sa trousse sur une table, elle se dépêcha pour le vêtir convenablement et sans plus attendre, ils sortirent à l'extérieur, par l'arrière de la cabane. Heureusement, la monture de Maeva s'y trouvait. C'est alors que Maeva se rendit compte qu'elle avait oublié sa trousse à l'intérieur...

-Ma trousse! souffla-t-elle à l'instant où le roi s'apprêta à l'aider pour monter en selle. Il jura dans sa barbe tandis que la brunette partit à courir pour rentrer  à l'intérieur. À peine avait-elle ouvert la porte que celle d'en avant s'ouvrit en même temps et un centurion apparut sur le seuil. Il y un instant de surprise où tous deux s'observèrent, puis le regard du Romain se fit dur. Il s'avança d'un pas, tandis que Maeva recula lentement vers la porte d'où elle provenait, son regard émeraude soutenant celui du légionnaire.

-Où est Ambiorix? Demanda-t-il rauquement en avançant vers elle, son glaive en main. Par réflexe, la Belge  se saisit de sa dague cachée derrière son dos fin, mais elle ne la dégaina pas tout de suite. Maeva savait qu'elle n'avait aucune chance contre lui.

-Je l'ignore...murmura-t-elle le cœur battant, reculant toujours. Le Romain n'était pas dupe, son regard se riva vers la pièce, il remarqua le sang sur le lit et les bandages souillés. Les yeux du Centurion devinrent glaciaux, et sans plus attendre, il parcourut la distance qui les séparait, sa lame se posa sur la gorge de cygne. Un frisson de terreur parcourut le corps de Maeva, elle entendait les voix des Romains à l'extérieur, ce n'était qu'une question de temps avant qu'ils ne entrent. D'une moue menaçante, l'officier avança son visage dur vers elle et il siffla:

-Parle...où est Ambiorix?

Maeva savait de toute façon qu'il allait la tuer même si elle lui disait la vérité. Avec courage, la guérisseuse fit une pression sur la lame en répondant du même ton:

-Même si je le savais, je ne vous le dirais pas.
- Sale petite...
-Lâche-la, Romain. Ordonna une voix grave et menaçante en arrière de Maeva. Le sang de celle-ci fit un tour, le regard du Centurion croisa celui d'Ambiorix qui était revenu sur ses pas, malgré la menace qui régnait. Les deux hommes se confrontèrent du regard, un silence lourd régna dans la pièce, les pas des autres légionnaires se firent entendre dans la neige.

S'ils ne s'enfuyaient pas tout de suite, ils étaient morts. Cette pensée donna le courage nécessaire à la jeune femme pour dégainer son poignard et profitant de l'inattention du Romain, elle le poignarda au ventre. Écarquillant les yeux de surprise, l'homme la lâcha et tomba faiblement à genoux en poussant un râle de douleur. Tremblante, Maeva tourna les talons et elle croisa le regard épaté du roi qui fixa le centurion agonisant. La guérisseuse était pâle, c'était la première fois qu'elle tuait, mais son instinct de survie balaya toute trace de culpabilité.

-Partons! souffla-t-elle en partant à courir et prenant la main du roi, ils sortirent en claquant la porte derrière eux, tandis que les légionnaires entrèrent au même moment, découvrant le corps de leur dirigeant étendu par terre. Encore vivant, il ordonna de son dernier souffle:

-Attrapez-les...ils ne doivent pas...pas...s'échapper...
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Re: Le blessé royal (Pv Cleden)

Message  Cleden Le Bras le Mer 31 Jan - 17:58

Ah, la forêt d'Ardenne, une si grande forêt où l'on pourrait se dissimulé pour que jamais personne ne nous y trouve et bien sûr pour facilement s'y perdre, car cette gigantesque forêt qui s'étend depuis les rives du Rhin et qui se termine sur le territoire des Nerviens, puissant peuple belge, possède des richesses que peu de gens connaissent, surtout quand il s'agit d'agriculture et que Cleden maîtrise ce sujet aussi bien que le druide maîtrise la spiritualité et les rites. En effet, à plusieurs milles d'ici se trouve la ferme de la famille Olwen et à son habitude Cleden viens chercher dans cette forêt comme son père avant lui venez le faire, des pousses de plantes et des graines pour faire germer ces petites choses auprès de sa ferme qui manque cruellement d'arbres, après avoir retourné les terres se trouvant étonnamment loin de chez lui; Cleden n'éprouvant pas le besoin d'aller chercher toutes ces choses au marché, ayant un petit panier que sa femme lui à confectionner, toujours avec sa faucille aiguisé, marchant dans ces branchages, près des arbres feuillus, fougères et autres buissons piquants, notre jeune ami armoricain, aperçois après quelques heures de marche, une petite chaumière abandonné au milieu de rien, le bruit des arbres s’entre-feuillant, les oiseaux s'étaient tus, laissant donc place à une forêt silencieuse, seulement les petite lueurs sortant des feuillages des grands chênes et autres pins, laissant une intuition à Cleden, pensant qu'il se passait quelque chose, pas loin.

Ramassant toujours ces petites pousses et autres glands au sol, ainsi que des petites baies fraîchement cueillis sur les buissons auparavant, Cleden commence à rebrousser chemin, regardant son panier remplis de choses intéressantes pour lui et son exploitation, la chaumière abandonnée l'interpelle, seulement en se rapprochant, il remarque qu'elle n'est pas abandonné. Quelques secondes après s'être aperçu de cela, Cleden ira se caché dans un buisson, laissant son courage derrière lui ne sachant pas ce qu'il l'attend dans cette forêt et cette habitation si lugubre à ce moment. Peu après, un homme sortira de cette petite cabane, un grand homme, plutôt costaud, d'une musculature montrant son penchant pour le combat, d'un blond comme les blés, il semblerait que notre celte le reconnait mais n'est pas sûr de son identité. Il a l'air blessé mais aucune trace de souffrance sur son visage, ne laissant rien transparaître, celui-ci regardera au loin, lâchant son regard vers l'horizon, aurait-il vu quelque chose... ?

Cleden n'était pas rassuré et semble être un peu découragé par la situation, ne voulant pas laisser son panier, mais voudrais s'enfuir, il décide de s'approcher de cet homme.. Soudain, l'effroi, une patrouille romaine se dirige vers la chaumière et l'homme semble parler à quelqu'un dans la chaumière. Cleden, ne se décide pas, il semble effrayé, terrifié à l'idée de croiser cette patrouille de guerrier romains équipé d'armures et d'armes de guerre. Voyant les hommes se rapprocher de plus en plus, l'homme blond rentre dans la chaumière précipitamment, pensant sûrement échappé aux hommes rouges, c'est ainsi que Cleden les nomment. Après tout, resté caché ne peut être qu'un avantage pour lui, c'est décidé, Cleden reste caché dans son buisson, se trouvant un peu loin vers quelques arbres formant cette immense forêt. Les Romains s'approchent et ce qui semble être leur chef s'approche, vêtu d'une armure luisante, faites d'écailles, de grandes chaussures de lanières de cuir, s'armant d'un glaive, entre dans la chaumière. Inquiet Cleden, se demande ce qu'il se passe et entre dans un sombre questionnement...

Peu de temps après que le chef soit entré, Cleden aperçois une femme et l'homme blond sortir de l'habitation abandonné, curieusement Cleden se sent obligé de suivre ces deux personnes, sachant que le danger rôde, rien ne sera mieux que de suivre cette femme, semblant être grande et svelte, habillé d'une robe verte, ses cheveux bouclés sont remontés d'un chignon et un teint aussi blanc que la barbe d'un druide ne fumant point. Les suivants de quelques pieds seulement et fatigué de sa marche depuis sa ferme, Cleden décide d'interpellé ces deux personnes, malgré qu'il sache que leurs réactions ne seront pas forcément selon ses attentes.

Il s'approche alors rapidement des deux fuyards puis commence à parler d'une voix rauque et essoufflé se tenant le côté gauche, portant toujours son panier et sa faucille aussi brillante que le soleil d'un été brûlant. 

- Hé oh! Vous deux là! Attendez-moi s'il vous plait! Je suis comme vous! Je cours pour ma vie! Je n'ai pas envie que ces sales Romains nous mettent la main dessus! Continuons vers les territoires au nord, nous devrions être en sécuri...

Cleden s'arrêtera nette, remontant son regard vers le grand homme blond, reconnaissant en effet celui-ci, il se mit à le saluer majestueusement et lâchera un sourire presque nerveux mais aussi sérieux que ces paroles.

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Re: Le blessé royal (Pv Cleden)

Message  Maeva le Ven 2 Fév - 18:46

Sur l'effet de l'adrénaline, sa peur se volatilisa en une pressante envie de fuir. Ce n'était qu'une question de temps avant la patrouille romaine retrouve leur Centurion assassiné. En fait, ils avaient à peine quelques minutes pour monter en selle et partirent au grand galop. Tenant toujours la main du roi, Maeva venait d'à peine d'atteindre sa monture quand un inconnu sortit du sous-bois très essoufflé et apeuré. Par réflexe, Ambiorix pointa son épée vers lui, le regard en méfiant et la moue  féroce.

-Hé oh! Vous deux là! Attendez-moi s'il vous plait! Je suis comme vous! Je cours pour ma vie! Je n'ai pas envie que ces sales Romains nous mettent la main dessus! Continuons vers les territoires au nord, nous devrions être en sécuri...

L'inconnu, qui semblait être un fermier, vu la faucille qu'il tenait dans sa main, s'interrompit net et fixa le Roi d'un sourire nerveux. Le guerrier royal comprit que l'étranger l'avait reconnu et bien qu'il s'agissait d'un Celte, l'idée que c'était un espion à la solde des romains lui traversa l'esprit. Son regard s'assombrit, il s'apprêta à refuser catégoriquement,mais une main délicate se posa sur son bras lever et Maeva le devançant en disant doucement:

-Aujourd'hui, j'ai risqué ma vie pour sauver la vôtre. Alors, je vous demande d'accepter qu'il nous accompagne. Il est l'un des nôtres et il est en danger, tout comme nous...

Le roi eut un regard surpris, puis plongeant dans ses yeux émeraudes, qui semblaient tolérés aucun refus concernant sa requête, le visage d'Ambiorix se radoucit. Il eut un très court silence, puis d'un soupir, le gaulois rengainant son arme en répondant morose:

- Ce n'est pas la vie d'un fermier qui va rembourser la dette que j'ai envers toi, mais soit...Ambiorix tourna son regard bleu et perçant vers l'inconnu en ordonnant:
-Prend ce cheval et accompagne-nous. Surtout, ne traine pas.

Sans autre mot, le roi se tourna vers la guérisseuse, la hissa comme une plume sur sa  monture et il monta en arrière de Maeva. D'un coup de talon, ils partirent au grand galop, laissant Cleden en arrière avec le cheval de la Dame blanche qui commençait à hennir d'inquiétude. Les romains venaient de sortir de la cabane abandonnée et c'est in extremis que les trois fugitifs réussirent à s'enfuir sans se faire attraper, s'enfonçant dans la forêt en direction de l'Ourthe.


 Frigorifiée et tremblante, la jeune femme se prit à se blottir contre le torse fort du cavalier blessé, tout en protégeant son visage fin de ses mains des branches qui la fouettaient sans pitié. Leur course hors d'haleine ne s'arrêta seulement quand Ambiorix jugea qu'ils étaient hors de danger, voire une demi-heure après leur fuite. L'adrénaline retombée, le roi ressentait à nouveau la brûlure de sa blessure, mais le contact de la belle lui fit du bien. D'un profond soupir, il resserra ses bras autour de sa taille, tandis qu'il riva ses yeux limpides vers l'autre Celte qui avait réussi suivre son rythme. Soutenant ce regard vert, dénudé de méchanceté, Ambiorix demanda calmement:


-Qui es-tu et pourquoi étais-tu  à proximité de cette cabane?


À en juger à son panier, il devinait que c'était pour faire la cueillette,mais il tenait à en avoir le coeur net. Un seul mensonge et Ambiorix serait implacable. Quant à Maeva, elle ouvrit doucement les yeux pour dévisager l'agriculteur avec attention.

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Re: Le blessé royal (Pv Cleden)

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